En ce qui concerne le marché des bureaux, où les prix dans les lieux exceptionnels sont habituellement en constante augmentation, à peine un tiers des sondés pense que les prix continueront à augmenter alors qu’ils étaient encore 60 % à penser la même chose l’an dernier.

Une baisse des prix est même prévue dans les lieux secondaires et périphériques. Les prix sur le marché de détail, quel que soit le lieu, devraient selon toute attente diminuer, ainsi que les prix de l’immobilier résidentiel. On table également sur une diminution de valeur de l’infrastructure hôtelière et des bâtiments industriels.

"Bien entendu, le prix de l’immobilier varie fortement selon le type, le segment et le lieu, mais les investisseurs semblent prévoir une diminution de valeur pour presque tous les types de biens immobiliers, déclare Tristan Dhondt, associé Real Estate et Infrastructure chez EY. La période durant laquelle la valeur financière de l’immobilier augmentait année après année semble définitivement révolue".

Si 80 % des sondés estiment que le marché de l’immobilier belge reste attractif, 2014 enregistre cependant une baisse de 15 % par rapport à 2013, avec un score de 95 %. "Les principaux motifs du recul sont la transparence limitée des informations - seuls 52 % estiment que notre marché immobilier est transparent - et la disponibilité des crédits et des financements. Il existe encore en effet un fossé important entre les acheteurs et les vendeurs lors de la définition de la valeur immobilière, ce qui engendre des problèmes de financement (75 %). Le fait que, selon 89 % des personnes interrogées, les taux d’intérêt des crédits immobiliers augmenteront cette année ne rend pas la situation plus réjouissante."

Ainsi, 90 % des sondés pensent que des sources alternatives de financement gagneront sensiblement du terrain cette année. Compagnies d’assurances, fonds de pension ou de crédit devraient se profiler de plus en plus souvent comme organismes prêteurs pour l’immobilier.


L'étranger a la cote

Cette année ne devrait pas être marquée par de grands mouvements de prix. Si l’on évoque une légère baisse dans certains segments, Century 21 prévoit surtout une stabilisation.

"Contrairement aux années précédentes, l’accès au marché immobilier, tant locatif que de l’achat, devient de plus en plus compliqué pour un segment croissant de la population belge. Les conditions d’octroi de crédits accordés aux particuliers sont plus sévères alors même que les prix des loyers augmentent en raison d’une inadéquation croissante entre l’offre et la demande. Cette situation duale représente un des défis majeurs pour le marché immobilier belge de demain ", souligne Mathieu Verwilghen.

Par ailleurs, Century 21 identifie une série de tendances déterminantes pour le comportement du marché immobilier en 2014. Ainsi, l’organisation note l’importance croissante accordée par le consommateur au rendement énergétique des biens immobiliers sur le marché.

Mathieu Verwilghen souligne également que "le Belge franchit de plus en plus souvent les frontières (linguistiques et autres) pour son achat immobilier. Ainsi, l’on remarque que certains compatriotes n’hésitent plus à franchir la frontière des Pays-Bas. Ce qui n’est pas illogique, compte tenu des prix plus abordables de l’immobilier par exemple en Zélande et dans le Limbourg néerlandais (respectivement 2 % et 5 %). Nous notons par ailleurs que le marché des résidences secondaires évolue également d’une manière similaire : un nombre croissant de Belges tendent à préférer l’Espagne et la Turquie aux Ardennes ou à la mer du Nord. Non seulement en raison du climat ensoleillé, mais également des prix qui y deviennent de plus en plus attractifs en raison du contexte économique et financier actuel ".

Enfin, Century 21 constate également que l’âge du premier achat immobilier tend à reculer à 30-35 ans alors qu’en 2011, l’âge moyen du premier achat était de 28 ans. Le Belge accède toutefois encore plus tôt à la propriété que ses voisins européens.