Inforjeunes met en garde sur les spécificités du bail étudiant, surtout en cette période.

Inforjeunes lance un cri d’alerte à destination de tous les étudiants qui louent un logement en cette période de crise et souhaite leur rappeler les règles à respecter en matière de bail étudiant pour éviter les pièges.

"Une méconnaissance de la législation n’aurait peut-être pas d’incidence en temps normal, mais pose un gros problème dans le cadre de la crise sanitaire que nous traversons. Il y a quelques semaines, des milliers d’étudiants impactés financièrement par la crise ont introduit une demande de rupture de contrat de bail anticipée auprès de leur propriétaire afin d’éviter de payer leur logement en juillet et en août, ce qui n’est pas négligeable pour un étudiant en difficulté. Mais certains propriétaires font tout pour contourner cette mesure. L’un des arguments avancés est qu’il ne s’agit pas d’un bail étudiant. Cette mesure ne concerne en effet que les baux étudiants", explique l’association.

Autre point potentiellement problématique pour les étudiants : la reconduction automatique du bail étudiant.

"Chaque contrat de bail a une durée bien définie, mais cela ne signifie pas qu’il se termine automatiquement après cette période. En effet, si ni le locataire ni le propriétaire ne notifient à l’autre sa volonté de rompre le contrat, le bail est automatiquement reconduit aux mêmes conditions pour une durée d’un an", spécifie InforJeunes.

Pour éviter cette reconduction automatique, l’étudiant doit avertir son propriétaire de son désir de ne pas reconduire le bail au moins un mois avant l’échéance du contrat.

"Le constat ne date pas d’hier, mais il ne fait que se confirmer, tant que tout va bien, on ne se renseigne pas sur ses droits et devoirs en termes de logement. Quand un conflit pointe le bout de son nez, il est généralement déjà trop tard", avertit l’association.