Le Syndicat des locataires réclame également l'exonération complète des loyers de kots inoccupés par les étudiants, et la mise à disposition des hôtels pour les sans-abri. Entre autre mesures.

La paralysie de l'économie entraînée par la crise du coronavirus et le confinement que le virus nous impose ont bien entendu un impact sur les propriétaires. Mais également sur les locataires de ce pays, et ils sont nombreux. Alors que les propriétaires soumis à un crédit immobilier ont la possibilité, auprès de leur banque, de réclamer un report (de 6 mois maximum) de leur remboursement de crédit sans frais de dossier s'ils prouvent une diminution de leurs rentrées financières, quid du côté des locataires ? A ce stade-ci, force est de constater qu'aucune mesure précise n'a été annoncée à leur propos...

C'est une situation que José Garcia, président du Syndicat des locataires, déplore. "Tous les locataires qui ont perdu leur emploi suite à la pandémie du coronavirus éprouvent d'énormes difficultés à payer leur loyer", constate-t-il, par voie de communiqué. "Confrontés à des bailleurs sourds face à leurs demandes ( sauf quelques rares exceptions), notre organisation demande aux divers gouvernements (fédéral et régionaux) de mettre en place rapidement un plan de sauvegarde visant à protéger les intérêts de cette frange importante de la population frappée doublement par cette terrible pandémie."

Dans ce cadre, le syndicat des locataires préconise des mesures, pour résoudre "une partie" cette problématique.

La plus spectaculaire parmi elles : "nous préconisons une diminution de 25% du loyer des personnes impactées par le coronavirus".

Autres mesures souhaitées : un gel de l'indexation des loyers, l'exonération du payement du loyer pour les étudiants qui ne peuvent pas occuper leurs kots, le droit pour les personnes qui sont dans l'impossibilité de déménager vers leur nouvelle location de rester dans le logement qu'elles occupent sans être tenues de verser au nouveau bailleur le loyer lié au nouveau contrat.

Le Syndicat des locataires espère aussi que la possibilité de négocier un loyer moins cher quand le logement loué n'est pas conforme aux règles de salubrité et de confort minimal soit mise en place.

Enfin, l'organisation souhaite que soient mises à disposition pour les sans-abri des infrastructures hôtelières vides. Une mesure qui "doit être assumée par les communes, comme c'est déjà le cas à Etterbeek et à Forest."