Il reste en moyenne trente ans dans son habitation.

Le Belge est très attaché à sa maison, contrairement aux Américains prêts à mettre la clé sous le paillasson et à traverser le pays pour des raisons professionnelles : il reste en moyenne trente ans dans son habitation et ne la revend que la mort dans l’âme.

En fait, selon une enquête menée par Century 21, le Belge ne revend pas, ou peu, son habitation sur un coup de tête.

Dans six cas sur dix , la vente de l’habitation est due à un accident de la vie (divorce, séparation) ou au décès de l’un des occupants ou du dernier occupant. Le départ vers une maison de retraite explique aussi la vente de l’habitation appartenant à des personnes âgées.

Dans 15 % des cas, la vente est cette fois motivée par des raisons financières. Là encore, cela peut-être la conséquence indirecte d’un accident de parcours professionnel : la perte d’un emploi et donc d’une source de revenus peut mettre à mal l’équilibre budgétaire du ménage et le pousser à revendre son bien.

Quant au déménagement pour des raisons professionnelles, il est très peu prisé par les Belges.

Ils sont à peine 7,5 % à changer d’habitation pour des "facteurs environnementaux", selon la terminologie de Century 21, comme le fait de se rapprocher de son (nouveau) lieu de travail.

Quelque 6 % des ventes sont encore dues à l’évolution de la taille de la famille : les ménages opteront pour une maison plus grande pour s’adapter au nombre d’enfants ou pour une habitation plus petite lorsque la maison ou l’appartement 3 chambres n’a plus vraiment raison d’être.

Le Belge aime donc sa maison, et y reste donc de très longues années.

Il est vrai que la fiscalité ne le pousse pas à des fréquents déménagements.

Le Belge mobile sera, en effet, lourdement pénalisé. Frais de remploi ou encore de levée de l’hypothèque sur l’habitation qu’il vend et toute la panoplie de frais récurrents pour l’achat de sa nouvelle habitation (hypothèque, frais de notaire…)

Pas de quoi soutenir son éventuel désir de déménager pour se rapprocher de son lieu de travail. "Si c’est pour avoir la maison de ses rêves, le Belge est prêt sans trop de difficultés, et souvent en utilisant son véhicule de société, à faire quelques kilomètres en plus pour se rendre au travail", note Isabelle Vermeir, porte-parole de Century 21.

De quoi, aussi, contribuer à l’encombrement des routes belges.