Le secteur de la construction s’affiche plus que jamais comme une valeur sûre, solide, et d’avenir. La promesse, pour la jeune génération, d’une carrière longue et fructueuse, avec des perspectives d’évolution attrayantes et un package salarial attractif. A condition, bien-sûr, d’aimer le travail manuel. « Le jeune qui a l’intelligence des mains est certain de faire carrière dans le monde de la construction car il y a de nombreuses occasions de se faire valoir, note Robert de Mûelenaere, administrateur délégué de la Confédération Construction. De plus, les attraits du métier sont nombreux : l’activité est variée – on ne travaille pas à la chaîne – les chantiers sont toujours différents, et on a la fierté d’avoir créé quelque chose de pérenne dans le temps. Dix ans plus tard, on voit toujours ce que l’on a fait : il s’agit d’une industrie à ciel ouvert, d’une production de l’horizon visible... Nous pouvons tout offrir à celui qui a vraiment l’envie et le talent de travailler dans la construction, car la conjoncture est bonne et la demande aiguisée. » Les formations sont, en outre, directement dispensées en entreprise, ce qui constitue un formidable atout.

« Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt »

Tout le monde peut embrasser une carrière dans la construction : que le jeune ait ou non un diplôme, tous les profils s’avèrent utiles. « Nous avons besoin de travailleurs de terrain, mais aussi de managers et de cadres... Certaines qualités sont toutefois requises pour mener la mission à bien : il faut pouvoir se lever tôt, aimer le travail en équipe, travailler dans un esprit de camaraderie... Il faut aussi savoir calculer, car on délivre au millimètre près... »

Par ailleurs, la profession se perfectionne actuellement de plus en plus, ouvrant la voie à de nouveaux métiers, essentiellement en tant qu’employés. « On se numérise et on se digitalise peu à peu... L’appel des métiers techniques est important... On peut vraiment dire que l’avenir appartient aux jeunes qui nous rejoignent ! »

De multiples fonctions en pénurie

Les fonctions critiques sont nombreuses dans le secteur : on parle notamment de chefs et de conducteurs de chantier, mais aussi de couvreurs, d’installateurs électriques, de monteurs sanitaires et de chauffage, de maçons, de menuisiers, et de peintres-décorateurs... Dans les travaux publics, la voirie est elle aussi en recherche de bras pour construire les routes.

« Travailler dans la construction, c’est aussi la garantie d’un emploi assuré, car le besoin est considérable avec l’impact carbone, mais aussi la mobilité, la justice, l’approvisionnement en énergie... Le secteur est présent à tous les niveaux... De plus, le métier donne l’opportunité d’apprendre de nouvelles techniques et de découvrir de nouveaux matériaux innovants tout au long de sa carrière. C’est très stimulant. Enfin, ce travail en plein air dépend bien souvent des conditions météo... Mais que l’on travaille ou pas, on touche son salaire... »

Des débouchés attrayants

« Les défis ne manquent pas pour les années à venir, étaye Robert de Mûelenaere. En effet, avec le Green Deal, les États doivent aligner leurs parcs immobiliers respectifs. Avec l’objectif de la neutralité carbone d’ici 2050, le plan européen de relance pose le défi de la rénovation énergétique (avec 5 millions de logements en Belgique devant être mis aux normes). En 2030, on devra déjà avoir réduit ces émissions à 55%. Il pèse donc sur les épaules de la construction un défi colossal pour les prochaines décennies. Des bras seront utiles pour relever ce fabuleux challenge ! » Pour rappel, les bâtiments représentent 40% des consommations d’énergie et 36% des gaz à effet de serre. « Cela va engendrer un doublement, voire un triplement des rénovations dans les années à venir, ainsi que la démolition et reconstruction de nombreux bâtiments. Tout cela est la promesse de débouchés importants. »

Les travaux publics ne seront pas en reste avec des travaux d’ampleur dans le domaine du rail.

La relance depuis 2016

Malgré la crise sanitaire de 2020, le secteur de la construction a réussi à conserver sa main d’œuvre, avec 204 000 travailleurs dont 155 000 ouvriers répertoriés à l’heure actuelle. On dénombre également 84 000 indépendants. Les aides gouvernementales ont bien-sûr pesé dans la balance afin de maintenir le nombre d’emplois en cette période critique.

« Nous revenons néanmoins de loin. En effet, entre 2012 et 2016, vu la faible conjoncture et l’émergence des nouveaux pays de l’UE, nous avions perdu 20 000 emplois... En 2016, avec les plans anti-dumping et la diminution des charges sociales, nous avons réussi à endiguer ce phénomène... ». Nul doute qu’avec les défis en cours, la construction a toutes les raisons de se montrer optimiste !