Si vos revenus diminuent, ce n'est pas le cas de la mensualité de votre crédit immobilier... Solutions ? Une suspension temporaire du remboursement du capital est par exemple possible

Le premier défi que nous impose le coronavirus est évidemment sanitaire. Mais, d'un point de vue économique, la crise est déjà là. Elle touche durement les entreprises, les indépendants, les salariés. Qui sont également les souscripteur de crédits immobiliers... Si vosu revenus fondent à cause de l'épidémie, quid de votre mensualité de crédit hypothécaire ? 

"L’épidémie de coronavirus va immanquablement impacter les finances des ménages", note ce matin Test-Achats. "Pour certains, qui ont contracté un prêt hypothécaire, il sera parfois difficile, voire impossible, de payer les mensualités dues. A ceux-là, nous recommandons de prendre contact le plus rapidement possible avec leur banque. Pour éviter des intérêts de retard, voire une inscription dans le volet négatif contenant les défauts de paiement de la Centrale des crédits aux particuliers."

Test-Achats rappelle aux emprunteurs les solutions qui s'offrent à eux, et appellent les banques à davantage de souplesse vu la gravité du moment.

Pistes de solutions à court terme signalées par Test-Achats :

  1. Si vos soucis financiers sont passagers, une suspension temporaire du remboursement du capital (vous ne remboursez que les intérêts pendant cette période) est envisageable. Précisions importantes : vous ne pourrez bénéficier de cette suspension qu’un certain nombre de fois (deux par exemple) au cours du crédit; et sa durée est souvent limitée, par exemple à 6 mois.
  2. Si les soucis perdurent, vous pouvez diminuer le montant des mensualités grâce à un allongement de la durée du prêt. Soit via une modification du prêt existant, soit via la conclusion d’un nouveau prêt (refinancement). "Nous déplorons que, dans certaines banques, la première formule soit moins souvent proposée que la seconde", indique Yves Evenepoel, notre expert prêts hypothécaires. "Mais le refinancement leur permet de compter plus de frais..." Notons que sans refinancement, l’allongement est souvent limité, par exemple à 5 ans, et il n’est parfois possible que pour les prêts à taux variable.

Notons qu'à long-terme, l'organisme de défense des consommateurs appelle à "diminuer structurellement les frais de refinancement ! En Belgique, ces frais sont en moyenne 13 fois plus élevés qu’en moyenne européenne soit près de 6000€ (pour un prêt d’un montant de 170.000€) alors que c’est de l’ordre de 500€ dans les pays voisins, voire gratuit en Grande-Bretagne. Test Achats est prête à en discuter avec les autorités et avait d’ailleurs lance une pétition dans ce sens qui avait récolté près de 10.000 signatures.