Vincent Van Peteghem veut une baisse maximale des accises pour descendre le prix de l'énergie et des carburants: "Il est temps de soutenir les familles"

Le ministre des Finances Vincent Van Peteghem (CD&V) maintient sa proposition de baisser les accises sur l'essence et le diesel à la pompe au minimum européen, malgré le manque à gagner que cela représentera pour l'Etat en termes de recettes: 5,5 millions d'euros par jour selon les estimations relayées ces derniers jours par la presse, confirmées lundi par Pierre-Yves Dermagne.

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Vincent Van Peteghem veut une baisse maximale des accises pour descendre le prix de l'énergie et des carburants: "Il est temps de soutenir les familles"
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"Pendant la crise corona, nous avons libéré tant de moyens pour soutenir les entreprises. Il est désormais temps de soutenir aussi les familles", a affirmé Vincent Van Peteghem au micro de la VRT (De Ochtend, Radio 1). La baisse des accises ne sera qu'une solution temporaire, dans sa vision des choses.

Interrogé sur Bel RTL, le ministre de l'Économie Pierre-Yves Dermagne (PS) a estimé que la baisse des accises pourrait être concrétisée encore durant ce mois de mars. Elle équivaudrait à une baisse de prix de 29 cents par litre d'essence et 32 par litre de diesel.

De nombreuses voix parmi la Vivaldi s'élèvent pour qu'une décision soit prise dès ce lundi, à l'occasion d'un kern énergie prévu à 19h00. Entre les lignes, on comprend cependant que certains partenaires préfèrent un paquet "global" incluant la décision qui doit tomber cette semaine sur l'avenir du nucléaire. Indirectement, les écologistes sont pointés du doigt.

"Certains veulent un paquet plus large avec une série de mesures, sur le nucléaire, le renouvelable, les carburants, l'électricité et le gaz. La ministre (de l'Energie) Tinne Van der Straeten (Groen) a été claire là-dessus à la Chambre, en disant qu'il fallait une approche globale en matière énergétique", avance Pierre-Yves Dermagne auprès de Bel RTL.

Sur DH Radio, la députée MR Marie Christine Marghem critique: "on met dans la négociation des éléments qui n'ont pas directement à voir avec l'urgence du moment", affirme-t-elle. "Je crois que certains partenaires mettent cet élément-là (le nucléaire, NDLR) dans la balance alors que ça, c'est un élément de long terme

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