Les biocarburants entraînent un surcoût d'un milliard d'euros à la pompe

Le surcoût total causé par l'incorporation obligatoire de biocarburants avoisine 1 milliard d'euros par an, à charge des consommateurs belges, selon une étude menée par Inter-Environnement Wallonie (IEW) et Bond Beter Leefmilieu (BBL), dont fait état L'Echo samedi.

Les biocarburants entraînent un surcoût d'un milliard d'euros à la pompe
©BELGA

IEW et BBL affirment aussi que les biodiesels vendus aux pompes belges entraînent un surplus d'émissions de gaz à effet de serre - notamment parce qu'ils sont composés pour une bonne part d'huile de palme et de soja, qui entraîne de la déforestation et des changements d'affectation des sols.

Les deux associations environnementalistes réclament dès lors une utilisation maximale des flexibilités prévues par la législation européenne, qui permet de réduire le pourcentage d'incorporation si on n'utilise pas de biocarburants produits à partir de cultures destinées l'alimentation. "Cela permettrait de réduire le taux d'incorporation des biocarburants à 1,75% au lieu des 10,45% actuellement prévus par la Belgique pour 2030", indique Noé Lecocq, en charge du climat et de la mobilité chez IEW.

"Nous sommes d'accord sur le principe de diminuer le recours aux biocarburants de première génération et à ceux qui entraînent un risque élevé de changement d'affectation des sols", réagit Jean-Benoît Schrans, porte-parole d'Energia. "Mais il faut aussi se poser la question du principe de réalité: cela ne peut se faire en les remplaçant par du fossile."

Energia conteste l'affirmation que les biocarburants entraînent autant voire plus d'émissions que les carburants fossiles. "Le HVO (huile végétale hydrotraitée, NDLR), fait à partir de déchets, permet de réduire les émissions jusqu'à 90% par rapport au diesel conventionnel", affirme Jean-Benoît Schrans.

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