Le dossier prix de l’électricité en Wallonie, Willy Borsus, chef du groupe MR au Parlement wallon, le connaît sur le bout des doigts. Après les déclarations très critiques hier matin de Melchior Wathelet (CDH), secrétaire d’État à l’Énergie, sur son homologue wallon, Jean-Marc-Nollet (Écolo), Willy Borsus n’y tient plus.

Même s’il est d’accord avec lui, il rappelle quand même au passage que le secrétaire d’État CDH critique un accord pris au sein d’un gouvernement wallon où le CDH est partie prenante.

Il dénonce une nouvelle fois, étude à l’appui, le prix beaucoup trop élevé de l’électricité en Wallonie. L’étude réalisée au mois de mars par Deloitte livre, dans ses conclusions, un tableau fort intéressant (voir ci-dessous): "On constate que la matière première est restée stable ces trois dernières années. Par contre, la facture totale n’a cessé de croître et de manière significative."

Dans le tableau, le prix de base de l’électricité est en vert, le prix de la main-d’œuvre en bleu foncé (ces deux données restent stables). En revanche, les taxes (en rouge) ne cessent d’augmenter depuis trois ans. "On retrouve là-dedans les mécanismes de solidarité, les taxes et l’impact évident de l’énergie verte", explique Willy Borsus

Et le libéral d’annoncer que le prix de l’électricité en Wallonie va continuer à grimper : "La Région wallonne a souhaité être le bon élève au niveau européen en matière d’énergie verte. Pis, elle se comporte en donneuse de leçons. Tout ça va continuer."

Revenant sur le photovoltaïque, le coût des certificats verts qui plombent les factures des Wallons et le secteur en lui-même, Willy Borsus s’inquiète des très nombreuses pertes d’emploi engendrées par cette politique : "On estime à 1.500 le nombre de pertes d’emploi dans ce secteur qui en comptait entre 2.300 et 2.500. Ce secteur tourne clairement au ralenti. De nombreuses entreprises ont fait faillite et certaines grosses sociétés qui avaient ouvert des départements photovoltaïques les ont fermées."