Samedi prochain, c’est le calendrier qui le dit, l’été aura définitivement vécu et laissera la place à l’automne.

Dans les faits, après une saison estivale radieuse, les températures ont déjà revêtu leurs habits de mi-saison. Les températures dégringolent, les chauffages se rallument et les consommateurs regardent d’un œil inquiet les cours du pétrole qui se sont installés, confortablement, eux, au-dessus de la barre des 100 dollars, malgré une économie qui est loin d’être au beau fixe et un danger de conflit en Syrie qui s’est bien dégonflé.

Bref, pas de quoi avoir le sourire. La facture énergétique est le premier poste de dépense des ménages belges. Et dans cette facture, plus de 70 % sont dédiés à la facture de chauffage.

La DH vous propose donc 30 pistes pour réaliser rapidement des économies – pas toujours si petites que ça – sur vos factures énergétiques. Des gestes simples qui peuvent avoir un vrai impact sur vos fins de mois sans pour autant vous contraindre à vivre reclus de tous.

Évidemment, à côté de ces actions au jour le jour, il y a toujours la possibilité d’investir dans de nouveaux appareillages de chauffage quelle que soit votre source d’énergie (gaz, électricité ou mazout).

La première démarche consiste à faire un audit énergétique de votre habitation. C’est simple comme bonjour, il suffit de faire appel à un auditeur agréé. Le spécialiste (facile à trouver sur Internet) débarque chez vous avec son savoir et ses appareillages et détecte tous les recoins de votre home sweet home qui sont autant de gouffres à euros. Le tarif fluctue selon la quantité explorée et les Régions proposent d’intervenir assez généreusement (jusqu’à 60 % de la facture avec un maximum de 360 € par audit pour la Région wallonne) à condition, évidemment, que vous entrepreniez des travaux pour mieux isoler votre maison.

“En général, on se rend compte que le bâti est assez ancien chez nous”, explique Eric, auditeur agréé du Luxembourg. “Du coup, les déperditions de chaleur sont légion. Dans l’ordre, c’est le toit, les fenêtres et les murs qui sont des sources importantes de gaspillage. Évidemment, les travaux pour y remédier ont un coût et, sauf si vous êtes très, très bricoleur, il est plus que préférable de faire appel à des professionnels. Sans ces travaux, la mise en place d’une nouvelle chaudière – style à condensation – n’a pas vraiment de sens. Des primes existent mais c’est vrai qu’il faut d’abord débourser. Le rendement ne se fait pas attendre. Une bonne isolation de votre toit, pour une maison quatre façades standard, peut faire tomber votre facture énergétique de 20 %.”

Des chiffres qui sont confirmés par M. Danze, chauffagiste dans le Namurois, ou par M. Waelbroeck, son collègue du Brabant flamand de la société PH2Eaux.

Les spécialistes sont unanimes pour tirer aussi la sonnette d’alarme. “Beaucoup d’installations de chauffage sont complètement obsolètes et même dangereuses. On ne manque pas de boulot mais on doit aussi de plus en plus faire avec une concurrence venue des pays de l’Est.”

Dans les gros investissements, la chaudière à condensation semble tirer son épingle du jeu. “La chaudière à condensation avec sa sonde extérieure et des vannes thermostatiques, c’est un ensemble qui mérite l’investissement”, poursuit Serge. L’investissement moyen pour ce type de chaudière couplée à un boiler tourne autour de 6.500 €. “Un investissement normalement récupéré en 7  ans. Après, c’est du bonus et les prix des matières premières vont rarement à la baisse.”