Un chiffre qui grimpe à 28,3 % pour les ménages wallons, 27,6% à Bruxelles et qui est un peu moins élevé en Flandre (15,1%). Cette notion de précarité recouvre aussi bien les personnes dont la facture de gaz et d'électricité est anormalement élevée par rapport à leur revenu disponible (après déduction du coût du logement) que celles dont cette même facture est anormalement basse, c'est-à-dire qu'elles se restreignent par manque de moyens.

Ne pas avoir de revenu du travail est évidemment un facteur aggravant, même si la Fondation explique que "15,7% des ménages avec un revenu du travail et un peu plus de 3% des ménages avec deux revenus du travail ou plus sont également en situation de précarité énergétique".

En marge de cette dernière édition de son baromètre, la Fondation souligne que la rénovation des logements sociaux est un "levier clé" pour lutter contre la précarité énergétique. Celle-ci touche "41% des ménages locataires d'un logement social", explique la directrice Françoise Pissart. "Une situation qui risque bien de s?aggraver dans le contexte de la crise sanitaire, qui exacerbe les difficultés des publics précarisés."