C'est ce qui ressort des résultats d'une étude conjointe de la KU Leuven et du site d'emploi StepStone portant sur l'insécurité professionnelle. Menée en février et mars 2021 auprès de 1.131 personnes, cette étude montre également que 61% des répondants craignent des changements importants dans leur emploi. Selon l'étude, la crise du coronavirus va probablement contribuer à accélérer l'automatisation de certaines professions. En effet, selon une enquête menée au mois de mai 2020, 57% des employeurs affirmaient vouloir investir dans les technologies et le numérique dans les mois à venir.

D'après les résultats de l'étude, ce sentiment d'insécurité professionnelle touche en particulier les travailleurs ayant un niveau d'éducation moyen, comme les ouvriers, par exemple. Davantage de jeunes, en dessous de 30 ans, se disent inquiet de l'évolution de leur profession et sont persuadés que leurs responsabilités vont changer et qu'ils vont être amenés à apprendre à effectuer des tâches différentes en raison de l'automatisation avant leur retraite.

La KU Leuven et StepStone ont également constaté que le manque de sécurité lié à une possible disparition de la fonction à un impact négatif tant sur l'employé que sur l'employeur. En effet, 31% des répondants avec un score d'insécurité élevés ont déclaré que leur niveau d'engagement dans leur travail était plus faible, contre 18% parmi ceux dont le score d'insécurité était bas. Il en va de même en ce qui concerne la satisfaction au travail (29% contre 13%) et la satisfaction dans la vie (12% contre 4%).

L'étude démontre également que ce problème d'insécurité peut entrainer un comportement contre-productif de la part des travailleurs. Parmi les personnes interrogées avec un score élevé d'insécurité, 5% d'entre elles manifestent un comportement contre-productif contre 1,5% pour ceux ayant un score d'insécurité plus faible. Cette situation peut donc également avoir un impact sur l'employeur.