La baisse moyenne sur le mois se chiffre à 1,74% d'heures prestées de moins qu'en juin 2019. L'étude révèle aussi que ce n'est pas l'horeca, mais les salons de coiffure et de beauté qui ont été le plus touchés par le chômage temporaire. Dans certains domaines, le nombre d'heures prestées en juin a même augmenté par rapport à l'an dernier. Il s'agit de l'intérim (+8%), des funérailles (+7%) et de la construction (+4%). Les secteurs qui peinent le plus sont l'hôtellerie (-69,5%), les cafés et restaurants (-57%) ainsi que le secteur des voyages et du tourisme (-48%).

C'était aussi dans l'hôtellerie que les travailleurs étaient les plus nombreux à être absents en avril, avec 19 jours d'absence par mois contre 4,5 en 2019. L'intérim suit, avec 16 jours contre 5,5 en 2019, tout comme les salons de coiffure et de beauté (16 jours contre 3,5 en 2019). En dehors des secteurs du voyage, de l'hôtellerie et de la culture, ces chiffres sont revenus à la normale au cours du mois de juin.

Sur un mois d'environ 20 jours de travail, ce niveau d'absence est "criant", estime Wim Demey, de Partena Professional. La raison principale: le chômage temporaire qui affiche des taux également très élevés, explique le secrétariat social.

Cette mesure a fait que la sécurité sociale a supporté 27% de la masse salariale brute lors du deuxième trimestre, indique encore l'étude. "C'est un indicateur important qui montre que la collectivité aide nos employeurs à maintenir l'emploi", souligne Wim Demey.

Le taux moyen de travailleurs en chômage temporaire en avril était de 49%, tous secteurs confondus. Ce sont les salons de coiffure et de beauté qui ont été les plus touchés, avec un taux de 88%. Cette proportion s'élevait dans l'horeca à 72,5% en avril. Pour le mois de juin, les secteurs le plus gravement impactés sont l'hôtellerie (63%), le voyage et le tourisme (44%) ainsi que les cafés et restaurants (37%).

Ce sont encore les cafés et restaurants qui connaissent les pertes d'emploi les plus importantes (-40%), suivis du cinéma, des arts et de la culture (-29%) et de l'hôtellerie (-18%).

En moyenne, l'étude observe 7,1% de travailleurs actifs, c'est-à-dire qui ont un contrat avec un employeur, en moins entre les mois de juin 2020 et 2019. "Mais ce chiffre continue de diminuer, ce qui est également un signe de reprise économique encourageant", nuance Wim Demey.

Enfin, les saisonniers représentent le type de contrat de travail le plus touché avec 88% de travailleurs de moins en juin et 98% en avril, par rapport aux mêmes mois l'an dernier. Viennent ensuite les jobs étudiants: -72% en avril, alors qu'en février leur nombre avait augmenté de 18%. Les flexijobs ont quant à eux perdu 52% de travailleurs en juin.