Une certaine souplesse sera proposée, afin de permettre à certains travailleurs souffrant de cette situation de se rendre sur leur lieu de travail un jour par semaine, a-t-il ajouté. "La question de l'obligation du télétravail a été posée lors du dernier comité de concertation", a expliqué Pierre-Yves Dermagne. "Il a été décidé qu'un assouplissement n'était pas à l'ordre du jour. Selon les experts du Gems (Groupe d'Experts de stratégie de crise pour le Covid-19), le télétravail est une des mesures les plus puissantes pour réguler la pandémie. Les difficultés ont aussi été évoquées. J'ai donc été chargé de revenir avec une proposition concertée avec l'ONSS."

Concrètement, cette proposition prendra la forme du lancement d'une application développée par l'ONSS. Celle-ci devrait permettre à l'inspection de voir immédiatement si le nombre maximum de travailleurs autorisés sur site est respecté ou non. Les employeurs devront en effet y mentionner le nombre de travailleurs qui doivent être présents. La possibilité de permettre à certains travailleurs souffrant de la mesure de se rendre un jour par semaine sur le lieu de travail pourra être mentionnée. "Il en va de leur santé mentale et physique", a fait valoir le ministre.

Pierre-Yves Dermagne a également établi un bilan des contrôles du respect de la mesure. Depuis le 17 décembre, plus de 12.000 contrôles du respect de l'obligation de télétravail ont été réalisés et 2.344 violations ont été constatées, soit dans 19,2% des cas. dans le courant du mois de février, 26 entreprises ont été contraintes de suspendre leur activité pour non-respect de la mesure.