La crise du coronavirus et le confinement généralisé ont poussé la Belgique et le Luxembourg à conclure un accord pour assimiler les jours de télétravail des frontaliers belges à des jours prestés au Luxembourg, et ce jusqu'au 31 décembre 2020 afin qu'ils restent imposés au Luxembourg et non en Belgique. Ces travailleurs belges à Luxembourg ont généralement le droit de télétravailler depuis la Belgique 24 jours par an maximum. Un quota qui a sauté puisque le télétravail s'est généralisé pour endiguer la pandémie. Sauf que certains transfrontaliers ne sont pas concernés par cet accord exceptionnel ni par la règle des 24 jours. Les indépendants, administrateurs, gérants et mêmes certains employés dans la fonction publique à Luxembourg seraient donc pénalisés.

"Pourquoi une telle discrimination entre les travailleurs frontaliers? Cela n'est pas correct. Je me positionne contre cette discrimination et souhaite une modification de l'accord en ce sens", estime le bourgmestre de la commune frontalière d'Attert, Josy Arens (cdH) qui compte interpeller le ministre des Finances Alexander De Croo (Open Vld) jeudi.