L'écart salarial corrigé hommes-femmes s'élevait l'an dernier à 9,6%, contre 10,9% en 2014. L'écart salarial diminue légèrement année après année, mais il reste considérablement important, rapporte jeudi l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes sur base de données de l'Office national de sécurité sociale (ONSS). 

Sans la correction liée à la durée de travail, le temps partiel étant majoritairement féminin, l'écart s'élevait en réalité à 23,7%, sur base des salaires annuels bruts. En, 2014, il était de 24,5%. Ce deuxième chiffre compare donc ce que les femmes et les hommes auraient gagné s'ils avaient travaillé tous deux à temps plein.

Dans le secteur privé, l'écart salarial en salaires annuels bruts s'élevait à 28,2% contre 17,5% pour le secteur public. Après correction, il était encore de 12,9% dans le secteur privé contre 6% dans le secteur public.

Le statut joue également un rôle: en moyenne, les ouvrières gagnent 42% de moins en salaires annuels que les ouvriers, tandis que chez les employés, la différence est de 32,1%, et de 11,6% chez les fonctionnaires statutaires.

L'écart salarial le plus important se situe dans les transports aériens. Les femmes y gagnent en moyenne 52,8% de moins que les hommes par année, et après correction, un important écart salarial de 45,5% persiste dans ce secteur.

"Même en 2019, un important déséquilibre persiste entre les métiers mal payés et les secteurs où les femmes sont sur-représentées, et les métiers beaucoup mieux payés et les secteurs où les hommes représentent la majorité", souligne Michel Pasteel, directeur de l'Institut.