Premier employeur privé en Wallonie, GSK souhaite engager 250 nouveaux collaborateurs pour étoffer ses équipes, notamment dans la branche "vaccins". L'entreprise pharmaceutique organise à cet effet un jobday avec le Forem le mardi 15 mars à Nivelles, a-t-elle annoncé lundi lors d'une conférence de presse sur son site wavrien. Les inscriptions sont ouvertes et obligatoires. "Nous recherchons actuellement 250 collaborateurs, dont 100 via le Forem, pour soutenir la recherche et le développement de 20 vaccins (pas encore disponibles pour les patients), mais également la production et l'exportation mondiale de notre portefeuille actuel (vaccins contre la polio, la rougeole, le rotavirus, les méningites, la grippe, le zona, etc)", explique GSK.

Onze profils sont en ligne de mire. Parmi les emplois proposés, "on retrouve notamment des techniciens ou des managers dans les domaines de la production, de la qualité, de la maintenance, de l'automation et de la sécurité", égrène l'entreprise. "Il s'agit de métiers en pénurie, pour lesquels il est difficile de trouver des candidats", souligne Sylvia Chauvier, conseillère aux entreprises au Forem dans le Brabant wallon. Dans ce contexte, l'organisation d'une journée de recrutement peut jouer le rôle de catalyseur de talents.

Pour postuler, il faut disposer d'un diplôme adapté à la fonction ou d'une expérience significative dans une fonction similaire. Il convient également de s'inscrire au jobday du 15 mars, qui se tiendra au centre de formation du Forem de Nivelles.

En se lançant dans de nouveaux projets et par le biais de cette campagne de recrutement, l'entreprise pharma cherche-t-elle à rebondir, alors qu'elle a plutôt été sur le banc de touche dans la course aux vaccins contre le Covid? "L'objectif consiste essentiellement à trouver de bons candidats pour combler les métiers en pénurie. Nous souhaitons que ces personnes puissent nous rejoindre et nous épauler dans notre mission, c'est-à-dire aider chacun à être plus actif, se sentir mieux et vivre plus longtemps", indique Laurence Guiot, responsable de l'engineering et de la maintenance en Belgique chez GSK. "Ce n'est donc pas lié à notre engagement par rapport au Covid", ponctue-t-elle.

GSK dénombre 9 000 employés en Belgique, répartis principalement sur les sites brabançons de Wavre et Rixensart. Le groupe distribue près de 600 millions de doses de vaccins dans plus de 160 pays. Il fait partie d'un secteur pharmaceutique affichant une croissance vertigineuse de 83 % en Brabant wallon, au cours de ces 10 dernières années.

Sur le front de l'actualité russo-ukrainienne, GSK qui dit soutenir les sanctions mondiales a choisi d'adopter une "attitude de précaution" pour éviter toute implication avec le pouvoir à Moscou: "Par exemple, nous arrêtons toute publicité et ne conclurons aucun contrat qui soutient directement l'administration ou l'armée russe", prévient-elle. "Nous n'avons pas d'usine de production en Russie, seulement une petite unité d'emballage de vaccins (à Moscou). Nous continuerons cependant à livrer nos vaccins dans ce pays, pour des raisons de santé publique. Il serait dommageable de voir ressurgir certaines maladies à l'échelle planétaire... Et nous voulons croire en l'accès aux soins de santé pour tous. Nous sommes toutefois liés à nos collaborateurs logistiques en matière d'approvisionnement. La situation ne dépend pas uniquement de nous et les choses évoluent rapidement sur place", précise encore l'entreprise.