Le niveau de qualification est le facteur déterminant

BRUXELLES C’est le dernier rapport du Conseil supérieur de l’emploi intitulé, L’insertion des jeunes sur le marché du travail qui précise qu’au travers de toutes les sources statistiques et de tous les indicateurs envisagés pour cartographier le passage des études à la vie active, il ressort que le niveau de qualification est le facteur déterminant de l’insertion sur le marché du travail.

MAIS D'AUTRES variables indépendantes des jeunes interviennent également.

Il s’agit du lieu de résidence, du climat conjoncturel (climat lié à un ensemble de causes ayant un caractère transitoire) mais aussi, du genre et de la nationalité des entrants.

De fait, comme l’explique l’Analyse du marché de l’emploi et de formation de juin 2009 (Forem), le lieu de résidence influence le taux d’insertion à l’emploi et la durée de celui-ci.

Il semble en effet, préférable de provenir des communes du nord de la Wallonie (proximité de Bruxelles), de la province de Luxembourg, ou jouxtant la Communauté germanophone.

La province de Hainaut (sauf dans sa partie occidentale et nord) ainsi que Liège, toutes choses égales par ailleurs, apparaissent plus défavorisées (moins de 53 % d’insertion).

D’autre part, les jeunes femmes de Mouscron, Tournai, La Louvière, Namur, Huy, Verviers, de moins de 23 ans et ayant terminé un apprentissage, un BAC ou un master, qualifiées, auraient le plus de chances d’être insérées à l’emploi.

CLAIREMENT DONC, plus le niveau d’études atteint est élevé, plus faible est la probabilité de rester au chômage un an après la sortie de l’école.

Toujours selon l’Analyse du marché de l’emploi et de formation, le niveau d’étude ou un diplôme garde donc un effet positif sur les chances d’insertion à l’emploi.

Cet effet existe en termes de taux d’insertion mais aussi de vitesse, et de durée d’occupation à l’emploi.

Un niveau élevé de qualification, avoir un diplôme mais aussi avoir entrepris des études orientées vers un métier semblent aussi, en période de crise économique, préserver l’insertion à l’emploi alors que celle-ci diminue pour les personnes moins qualifiées.

© La Dernière Heure 2010.