Travail

Une PME sur cinq est influencée par la situation actuelle et hésite à recruter.

Bonne nouvelle. Le dernier baromètre SD Worx des intentions de recrutement des PME montre une légère augmentation, puisque plus d’une PME belge sur trois (37,4 %) souhaite recruter.

C’est la première augmentation depuis juin 2018, lorsque les ambitions ont atteint leur plus haut niveau depuis le début de l’étude (38,1 %). Cela fait d’ailleurs déjà six trimestres consécutifs que ce pourcentage fluctue autour d’un tiers (à savoir 34,4 % sur les deux trimestres précédents).

Mais la situation politique actuelle pourrait mettre un frein à cette bonne dynamique puisqu’une PME sur cinq déclare être influencée par l’instabilité au niveau politique. Les négociations pour les formations des différents gouvernements risquent de durer encore quelques mois, et les patrons sont inquiets pour la suite des événements.

Une PME Belge sur cinq (20,7 %) indique que le climat politique actuel influence son intention en matière de recrutement. Les organisations de 50 à 99 travailleurs semblent par contre moins touchées par le phénomène (seulement 14,2 %) que les organisations de moins de 5 travailleurs (22,2 %). Au niveau local, les PME de Flandre-Orientale se sentent les moins concernées (15,4 %), tout le contraire de celles du Limbourg qui le sont le plus (24,9 %) en Belgique.

Reste toutefois que les chiffres sont actuellement positifs, surtout pour les grandes PME où “l’intention de recrutement passe à près de neuf sur dix (86,5 %). Elles connaissent également une augmentation du travail plus importante que les petites PME et moins d’influence du climat politique. Pour les plus grandes PME, dans les trois quarts des cas il s’agit d’emplois permanents contre 57,3 % chez les plus petites PME. Là aussi, le gérant de PME se tourne davantage vers le travail free-lance et le travail temporaire par le biais d’intérimaires ou de contrats à durée déterminée”, précise Vassilios Skarlidis, Directeur Régional PME chez SD Worx.

Et si on pense à l’embauche, c’est évidemment car il y a du travail. Pourtant, les attentes concernant le volume de travail sont moins optimistes qu’il y a quelques mois.

En effet, 65 % des entreprises concernées s’attendent à un statu quo alors qu’on tendait plutôt vers une augmentation lors des derniers baromètres.