La vaccination, brandie comme solution à la pandémie de coronavirus, semble aussi être perçue comme un moyen de retrouver de l'emploi, selon une étude mondiale menée par le prestataire de services de ressources humaines Randstad et publiée ce mardi. Pour 51 % des répondants belges à cette enquête, être vacciné permettra de trouver plus facilement du travail. Au niveau mondial, cette proportion atteint 56 %. Par ailleurs, trois quarts des quelque 27 000 travailleurs interrogés dans 34 pays dans le monde se disent prêts à se faire vacciner si leur employeur l'exige. En Amérique, en Asie et en Asie-Pacifique, ce sont même plus de 80 % des sondés qui sont prêts à se voir administrer un vaccin pour conserver leur travail.

En Belgique, 72 % des répondants ont montré cette volonté. Toutefois, dans le Plat Pays, l'employeur ne peut exiger de son travailleur qu'il se fasse vacciner, et l'employé ne peut non plus exiger une vaccination de la part de son employeur, relève Pascal Meyns, safety manager chez Randstad.

Par ailleurs, la vaccination insuffle un vent d'optimisme auprès des travailleurs, 54 % des sondés dans le monde pensant qu'ils auront plus de chances de trouver un travail cette année. Du côté du télétravail, les résultats sont partagés : 50 % des répondants belges (51 % au niveau mondial) préfèrent rester chez eux jusqu'à ce que le vaccin soit largement distribué.

Enfin, 52 % des participants à l'enquête déclarent que leur expérience professionnelle pendant la pandémie les a motivés à rester sur le long terme chez leur employeur.

L'enquête a été menée au cours du premier trimestre 2021 auprès de plus de 27 000 travailleurs, dont plus de 800 en Belgique.