Sans surprise, l’emploi continue à souffrir de la crise sanitaire et économique. En janvier dernier, seules 12,11 % des PME ont embauché. Plus inquiétant, 15,70 % des PME ont résilié un ou plusieurs contrats de travail.

Une combinaison qui se traduit donc par des pertes d’emplois plus importantes, selon les derniers chiffres du prestataire de services SD Worx. " Par rapport à 2019, on constate de grandes différences concernant le pourcentage d’employeurs qui embauchent ; les différences sont moindres en ce qui concerne les résiliations de contrats. La première réaction des employeurs face à la crise était de retarder les embauches. Elles n’ont connu qu’une brève reprise pendant les mois d’été, dépassant ceux de 2019. Heureusement, les employeurs n’ont pas procédé massivement à des résiliations de contrats en 2020 ; les résiliations effectives sont également légèrement inférieures aux intentions que nous étudions tous les trois mois. La tendance négative d’un nombre plus élevé de licenciements en 2020 semble en outre (temporairement) s’interrompre en novembre et décembre. Mais en janvier 2021, les PME sont de plus en plus nombreuses à licencier et de moins en moins nombreuses à embaucher. Par conséquent, nous constatons maintenant une perte d’emploi en janvier, alors que janvier représente normalement une hausse d’emploi ", analyse Vassilios Skarlidis, directeur régional PME chez SD Worx.

Et ce sont les ouvriers qui souffrent le plus de cette situation. " En nombre d’emplois, la perte en janvier 2021 (par rapport au 20 décembre) est cinq fois plus importante pour les ouvriers que pour les employés, soit -1,08 % pour les ouvriers et -0,21 % pour les employés. "