Ostéopathe, Ludivine ne se sent pas capable de reprendre ses activités.

Depuis cette année, Ludivine Lahaeye pratique l’ostéopathie à Mons. Son printemps est complètement à l’arrêt. "C’est donc un soulagement, notamment financier, de pouvoir enfin reprendre ses activités, souffle la Française de 28 ans. Même si, par mail ou vidéo, on continuait un peu à suivre les patients. Je leur donnais des conseils ou des exercices à faire. Ça permet de garder le contact. Ils sont d’ailleurs compréhensifs."

La jeune femme ne sait pas encore si elle va reprendre ce lundi. "Dans mon cabinet, on prenait déjà bien le temps avec chaque patient et on faisait déjà en sorte que les patients ne se croisent pas. Je ne suis pas certaine de reprendre, je suis encore en pleine réflexion. Cela dépend de la demande aussi. J’attends aussi des conseils de l’Union professionnelle des ostéopathes pour savoir comment on peut s’organiser."

Amenée à manipuler manuellement le système musculo-squelettique de ses patients, Ludivine se pose en effet pas mal de questions sur la faisabilité de la pratique même. "Il y a des mesures sanitaires assez compliquées. Mettre une visière ? Vu notre boulot, ça me semble bien difficile, ce sera peut-être gênant. Pareil pour les gants, cela risque d’être impossible. Je pense que, dans un premier temps, le déconfinement se fera au fur et à mesure et je me consacrerai aux cas urgents."