Les salariés résilients capables de faire face à l’adversité et au stress valent de l’or en cette période de pandémie de Covid-19. Ainsi, les entreprises qui, déjà avant la crise, avaient investi dans la qualité de l’environnement de travail de leurs salariés semblent en avoir récolté les bénéfices. "Dans l’ensemble, seuls 3 salariés sur 10 se sont sentis résilients, ce qui signifie, entre autres, qu’ils surmontent plus aisément l’adversité et le stress, explique Marco Van Stiphout, Health Expert de la société de conseil en assurances AON. Dans les entreprises qui se sont engagées dans un vaste programme de vitalité de leur environnement, ce nombre a augmenté et atteint pratiquement la moitié des salariés. Ces salariés sont plus motivés, plus productifs et fournissent un travail de meilleure qualité. Les entreprises sans programme de vitalité comptaient en leur sein, au début de la crise sanitaire, trois fois moins de salariés résilients."

Les résultats de cette enquête doivent donc encourager les entreprises à investir pour le bien-être au travail, tout en améliorant leur communication en interne. "55 % des salariés ne se sentent pas chez eux au sein de leur organisation, 52 % ont le sentiment qu’ils ne peuvent pas utiliser pleinement leur potentiel et 45 % ne se sentent pas en sécurité, poursuit-il. L’un des problèmes majeurs semble être celui de la communication. Il ressort également que 13 % des entreprises ne prennent aucune initiative en matière de santé. La chose se répète au niveau de la santé émotionnelle avec 18 % des employeurs qui ne prennent aucune initiative dans ce domaine même chose en ce qui concerne la flexibilité au travail avec un pourcentage qui atteint 12%."

"Le Covid-19 a été un véritable test de résistance pour un grand nombre d’entreprises"

Aussi, les entreprises qui avaient déjà un vaste programme de vitalité se sont avérées plus rapides et plus énergiques pour aborder la crise du coronavirus. L’étude d’AON montre, par exemple, que ces entreprises encouragent davantage leur personnel à travailler à domicile (63 %) et que davantage de mesures (6,1 en moyenne) ont été prises pour minimiser l’impact du Covid-19 sur l’entreprise. "Dans les autres entreprises les chiffres sont bien inférieurs, avec seulement 1 entreprise sur 3 qui a encouragé le travail à domicile et une moyenne de seulement 2,6 mesures de minimisation des risques", détaille aussi l'étude.

"Le Covid-19 a été un véritable test de résistance pour un grand nombre d’entreprises, qui ont essayé de maintenir le niveau de la motivation, de la production et de la qualité du travail presté à un niveau élevé tout en travaillant à distance. Pour promouvoir ceci dans le climat actuel, il faut un leadership basé sur les quatre grands C : communication, collégialité, connexion et « care » (attention). Les entreprises qui y prêtent attention préservent mieux le niveau de résilience de leurs salariés, ce qui aura comme conséquence que l’entreprise et le salarié digéreront mieux cette crise du coronavirus, explique l’experte en bien-être Ann De Bisschop. Les entreprises qui n’investissent pas davantage dans la vitalité de leur personnel feront face, une année après le début de la crise du Covid-19, à une vague de burn-out et de bore-out."