Hop !, la filiale low cost d’Air France atterrit à Zaventem

R.Meu.
Hop !, la filiale low cost d’Air France atterrit à Zaventem

Air France attaque de front les “low cost” en misant sur les aéroports régionaux

BRUXELLES En difficultés financières, Air France continue sa restructuration. Après les mesures d’économies, le plan de départs volontaires et les investissements dans sa filiale à bas coût Transavia, voici une nouvelle venue. Il s’agit de Hop !, la régionale "low cost" regroupant les anciennes filiales Brit’Air, Regional et Airlinair.

Un nouveau logo, donc, mais aussi de nouvelles économies pour la compagnie aérienne française, qui va réduire (légèrement) sa flotte dite régionale (des avions de 48 à 100 sièges) et les coûts de ses ex-filiales. Pour rappel, Air France doit économiser deux milliards d’euros à l’horizon 2015. Or l’activité régionale est responsable de 160 millions d’euros de pertes annuelles, soit le tiers des pertes enregistrées par Air France sur les courts et moyens courriers.

La Libre Belgique explique que l’idée des dirigeants est aussi d’aller à la conquête d’un nouveau public et de chasser ouvertement dans le ciel des compagnies low cost, friandes d’aéroports régionaux. Même si Hop ! n’est pas présentée comme une filiale low cost pure et dure, ses prix d’appel (55 euros l’aller simple toutes taxes comprises) et son système de réservation (avec suppléments) en ont bien les allures. Air France veut notamment réduire ses coûts en "boostant" les ventes sur Internet. "Selon une enquête Ipsos, plus de 60 % des Européens achètent systématiquement leur ticket d’avion sur Internet", justifie la compagnie dans un communiqué. "Ce canal de vente permet d’aiguiser la concurrence, notamment avec les comparateurs de prix, dans un contexte où les clients sont plus vigilants sur leur budget". Le message du futur PDG de la filiale, Lionel Guérin, était d’ailleurs très clair lors de la présentation du projet ce mardi. "L a couleur de Hop ! est un rouge coquelicot qui va, j’espère, faire référence en France et supplanter de loin l’orange", a expliqué M. Guérin, en faisant une allusion directe aux couleurs d’EasyJet, très présente en France. La compagnie low cost britannique, tout comme Ryanair et la nouvelle venue Volotea, font d’ailleurs de plus en plus d’ombre au transporteur français sur le court et moyen courrier.

En fait, Hop ! joue sur deux fronts : une offre low cost et une autre, "premium", pour un public d’hommes d’affaires, très présents sur ce type de lignes. Mais "la différence avec les low cost, c’est la fréquence des vols, souligne-t-on du côté d’Air France . Sur quasiment toutes nos destinations nous pouvons faire des aller-retour dans la journée, ce qui n’est pas le cas de la plupart des low cost". Soit un autre argument "de taille" en faveur des voyages d’affaires.

Mise en vol en avril prochain, Hop ! annonce 530 vols quotidiens pour 136 destinations en France et en Europe. Les liaisons "Province-Europe" veulent ainsi offrir des alternatives intéressantes pour les non-Parisiens. Hop ! propose, par exemple, un vol Lyon-Barcelone ou un Strasbourg-Vienne.

A noter que la Belgique est également concernée par le projet, puisque la compagnie française reliera Zaventem à Lyon et Nantes avec son nouveau logo.

© La Dernière Heure 2013

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