Publicité mensongère ou maison fantôme: comment gérer la situation si votre résidence de vacances n’existe pas

En cas d’arnaque face à une fausse annonce, faites valoir vos droits.

Van Hoof Thibaut
Publicité mensongère ou maison fantôme: comment gérer la situation si votre résidence de vacances n’existe pas
©Shutterstock

Imaginez le début de vacances cauchemardesque : vous avez loué une jolie maison de vacances sur Internet, et une fois arrivé sur place, elle est soit déjà occupée, soit pas du tout conforme aux photos, soit inexistante ! La voiture est remplie de bagages, tout le monde est fatigué et rêvait d’aller se jeter dans la piscine. Que faire donc ?

Il y a d’abord tout ce qu’il y a à faire en amont. Louer une maison ou un appartement ne se fait pas en deux clics sur Internet. Il vaut mieux se renseigner sur le site utilisé, ou encore vérifier le profil du propriétaire et les avis des précédents voyageurs. Aussi, des assurances existent pour se protéger à 100 % contre les arnaques. Enfin, veillez à signer un contrat en bonne et due forme avec le loueur afin de disposer de ses coordonnées complètes.

Mais malgré cela, tout peut arriver. Et dans ce cas, les problèmes ne se règlent pas en un rien de temps. Prenons l'exemple de la législation française, destination numéro 1 des Belges. "La location non conforme au descriptif constitue le cas le plus fréquent de différend entre le locataire et le loueur, apprend-on via la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. En cas de non-conformité flagrante, vous pouvez porter plainte auprès du procureur de la République ou saisir la direction départementale compétente du département du lieu de votre séjour. Avant d'entreprendre une action judiciaire, n'hésitez pas à saisir une association de consommateurs locale et à faire intervenir, le cas échéant, l'office du tourisme qui vous a mis en relation avec le loueur, ou bien le syndicat professionnel auquel adhère éventuellement le loueur ou son représentant."

En général, c'est à l'amiable qu'une solution est trouvée. Il est à noter aussi qu'une annonce embellie peut faire l'objet de sanctions sur base de la loi relative aux publicités mensongères. "Les publicités mensongères ou de nature à induire en erreur sont interdites (une petite annonce est considérée comme une publicité), que le loueur soit un professionnel ou un particulier ; toutes les mentions du texte publicitaire peuvent être concernées : la surface, l'état général du logement, sa situation géographique, etc. Le plaignant a la faculté de se constituer partie civile devant le tribunal correctionnel. S'il a subi un préjudice, des dommages et intérêts peuvent lui être attribués. En cas de recours devant la juridiction civile, le locataire de bonne foi obtiendra en règle générale une indemnisation en raison de cette information erronée."

Évidemment, tout cela ne réglera pas le problème urgent du logement, et il faudra trouver un nouveau point de chute, à vos frais, dans un premier temps.

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