La société Paris-Rhin-Rhône veut proposer des carburants au même prix qu’en dehors des autoroutes.

Faire le plein sur l’autoroute du soleil est loin d’être bon marché. De nombreux automobilistes qui prennent le chemin du sud de la France préfèrent d’ailleurs sortir du réseau autoroutier pour se ravitailler, économisant ainsi une dizaine d’euros sur un plein. Ce ne sera bientôt plus nécessaire puisque le gestionnaire des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône a annoncé son intention d’ouvrir ses propres stations et de proposer des carburants au même tarif que ceux des stations bordant les autoroutes.

Cette grande première en est bien plus qu’au stade des intentions, comme le confirme Le Parisien. "Cela fait des années que nous invitons les pétroliers à installer des stations low-price sur notre réseau. Ils n’ont jamais répondu à nos attentes, alors on prend les choses en main", confiait d’ailleurs Xavier Rigo, directeur général adjoint des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône dans les colonnes du quotidien français.

La station, baptisée Fulli, a déjà été mise en service dans une version expérimentale sur l’autoroute A6 en lieu et place d’une station Total, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Lyon.

Pour l’automobiliste, le passage à la pompe s’accompagnera de sérieuses économies. Les Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR) ont en effet l’intention de proposer des tarifs similaires, voire inférieurs à ceux pratiqués par les stations essence installées dans les centres-villes situés à proximité.

Concrètement, l’économie se chiffrera à 7 ou 8 cents par litre par rapport aux prix moyens en vigueur sur l’autoroute. "En moyenne, vous payez 0,15 à 0,16 euro de plus sur l’autoroute que dans une grande surface. Entre les deux, vous avez la station de centre-ville où vous payez 0,08 à 0,09 euro de plus que dans un supermarché. Nous voulons être entre le supermarché et la station de centre-ville", ajoute Xavier Rigo.

Pour réaliser ce tour de force, les Autoroutes Paris-Rhin-Rhône comptent supprimer au maximum les intermédiaires et se passer de certains carburants "de luxe" tels que l’Excellium.

Un sérieux coup de pied dans la fourmilière et qui devrait logiquement inciter la concurrence à baisser ses prix, surtout du côté de la grande distribution qui a, elle aussi, investi les aires de repos sur les autoroutes au début des années 2000, sans proposer des tarifs plus attractifs...