Nichée au pied du Mont-Blanc, cette station vous offre les conditions idéales pour reprendre le ski ou pour découvrir la glisse.

Vingt ans. Deux décennies sans monter sur les skis. C’est long, très long… trop long ! L’appel de la montagne est le plus fort. C’est décidé, un week-end en Haute-Savoie pour reprendre contact avec la poudreuse. Un saut de puce de Bruxelles vers Genève, un taxi qui attend à l’aéroport et direction la station de Flaine.

Le taximan est un habitué des routes enneigées et tant mieux parce que la météo est généreuse depuis quelques jours : c’est plus d’un mètre de neige qui recouvre les sommets de la région. Lorsqu’on arrive à Flaine, la première chose qui saute aux yeux, c’est la disposition de la station. Différents plateaux auxquels on peut accéder le temps de déposer les bagages et puis, retour de ceux qui sont venus avec leur véhicule vers les parkings de délestage. Du coup, on se retrouve dans une atmosphère de rues piétonnes où l’on peut laisser gambader les plus petits sans risque. L’autre chose qui détonne, c’est l’architecture. Cette station a été créée dans les années 60 par Eric et Sylvie Boissonnas, grands mécènes du XXe siècle, amateurs d’art moderne et de musique classique. Ils décident de faire appel à Marcel Breuer, l’un des maîtres du Bauhaus. Les façades des immeubles sont construites avec des plaques de béton en forme de "pointes de diamants". Une belle originalité agrémentée d’œuvres d’art de Dubuffet, Vasarely ou encore Picasso.

La neige a décidé de laisser place au soleil. Et, devant, le décor est majestueux avec le Mont Blanc qui regarde du haut de ses 4810 m. Un rapide passage par la boutique pour la location du matériel. On va prendre un casque, on ne sait jamais. La bonne surprise, c’est le Ski Pass ou plutôt, pas besoin de Ski Pass. Le préposé m’explique que pour les débutants ou ceux qui reprennent, toute la partie avec les pistes vertes à proximité du domaine est gratuite. C’est parti ! Prudemment. Une piste type Baraque de Fraiture avec la déclivité et la longueur de nos chères Ardennes, l’idéal pour retrouver ses marques. Après quelques descentes, il est temps de s’enhardir et de passer au niveau supérieur. Pour monter, on embarque dans des espèces de pots de yogourt au style art déco qui nous amènent sur un plateau supérieur. De nouvelles pistes en vue. Les vrais débutants et les plus jeunes apprennent avec leurs moniteurs. Les autres découvrent une pente un peu plus importante mais ça reste un compromis idéal pour travailler sa technique. Vivement demain et le changement de couleur.

Des coups de canon pour la sécurité

En attendant, Flaine offre d’autres plaisirs, il est temps d’en profiter. Un peu de conduite sur glace aux côtés d’un professionnel du volant. Sensations fortes assurées. Une promenade pour découvrir les moindres recoins d’une station qui ne ressemble à aucune autre. Et, enfin, petit passage au Wellness de l’hôtel CGH et sa piscine. Mais un séjour au ski, c’est aussi l’ambiance nocturne. Et même si cette station est avant tout familiale, il y en a pour tous les goûts. Quelques produits de bouche et un bon vin de la région, de quoi se sustenter avant de sentir peu à peu la fatigue prendre le dessus irrémédiablement.

Après une nuit de sommeil réparatrice, la deuxième journée se présente pour un mieux. Il a, à nouveau, neigé durant la nuit et les coups de canon annoncent que les pisteurs sont à l’ouvrage pour assurer notre sécurité. Cette fois, un Ski Pass pour le Grand Massif qui permet de rejoindre les autres stations aux charmes complémentaires avec Les Carroz, Morillon, Samoëns et Sixt-Fer-à-Cheval. Soit la bagatelle de 139 pistes balisées pour 265 km de glisse et ses 62 remontées mécaniques pour assurer des liaisons entre les stations. Après le vert, on passe au bleu. Des pistes étroites en forêt aux grands espaces avec vue, le Grand Massif possède de sérieux atouts. Le pied !

Quatre heures sur les skis, les cuisses brûlent mais quel bonheur de découvrir une telle région où la nature nous permet encore de croiser çà et là des chamois sur les pentes abruptes qui jouxtent les tracés. Un petit restaurant au bord des pistes pour la traditionnelle tartiflette. Immanquable. Une dernière pointe d’énergie pour remonter sur ses skis et c’est reparti. Il faut en profiter ; la fin du week-end est proche. Retour au pied des pistes, retour du matériel, il est temps de récupérer les bagages et le taxi est déjà là. Direction Genève pour reprendre l’avion. En jetant un dernier regard en arrière, les sentiments se bousculent. D’un côté, la tristesse de devoir quitter cette station familiale qui aura permis de retrouver le plaisir de la glisse. Mais d’un autre côté, l’assurance de ne plus attendre vingt ans avant de remonter sur des skis. Et ça sera à Flaine, à coup sûr.

Comment se rendre à Flaine

Aéroport de Genève : Vol quotidien au départ de Bruxelles pour Genève. Et prendre une navette à prix modéré pour rejoindre la station. Compter une heure de route.

Via le TGV : Flaine se trouve à 30 minutes de la gare TGV de Cluses. Ligne régulière de bus jusqu’à la station.

Par la route : Flaine se trouve à 770 kilomètres de Bruxelles. Prévoir 30 min de l’autoroute A40 sortie 19 Cluses centre.

Se renseigner

Office du Tourisme Galerie marchande Flaine Forum, 74300, France. Contact : +33 4 50 90 80 01. Site internet : www.flaine.com

Où se loger ? La nouvelle résidence Le Centaure du groupe CGH vous accueillera, entre modernité (métal et verre) et tradition (bois et pierre) dans un de ses appartements. Laissez-vous séduire par la piscine, les saunas, hammams et bains bouillonnants, la salle cardio-training ainsi que le centre spa Ô des Cimes situé au cœur de la résidence. www.cgh-residences.com