S’ils ont longtemps attendu ces vacances, les touristes belges qui ont pu profiter des premiers séjours en France sont revenus quelque peu perturbés par l’absence de respect des gestes barrière. Si dans les aéroports aucun problème n’est à signaler - port du masque et distances respectées sans sourciller -, une fois le pied posé dans les stations balnéaires de l’Hexagone, la situation est tout autre. À part quelques affichages à l’entrée des commerces et une poignée de personnes portant le masque, rien ne semble distinguer cette saison des années précédentes. Dans les Landes et au Pays basque, l’affluence n’est certes pas comparable à celle d’un été non perturbé par le coronavirus, mais l’insouciance semble l’emporter sur le respect des gestes barrières.

Sur les terrasses des restaurants, il n’est pas nécessaire de sortir un mètre pour constater que la distance entre les tables atteint rarement 1 ou 1,50 mètre comme imposé. L’affichage impose aussi le port du masque lorsqu’on traverse la salle pour se rendre aux toilettes par exemple, mais rares sont les clients à respecter cette obligation. Du côté des serveurs, pourtant contraints de porter le masque en permanence, certains n’en possèdent pas, là où d’autres se contentent de le porter sur le menton, pour faire bonne figure et éventuellement le remettre en position en cas de contrôle. Il faut aussi chercher ou demander avec insistance où se trouve le gel pour se désinfecter les mains. Les gens s’asseyent devant des tables encore chargées des couverts et verres des clients précédents, dans l’attente d’un serveur qui viendra y passer sommairement la lavette, dont on doute également qu’elle soit imprégnée de désinfectant.

Dans les commerces, hormis la grande distribution qui impose le port du masque à l’entrée, seul un affichage rappelant les règles se trouve en vitrine, mais plus personne n’y fait attention.

Quant aux plages, elles ne font pas l’objet d’une quelconque surveillance, encore moins d’un comptage pour éviter que trop de monde s’y installe, en dépit d’une surveillance de l’océan par les maîtres nageurs et CRS.

Les commerçants l’avouent d’ailleurs à demi-mot : "On doit rattraper le manque à gagner des derniers mois. Et avec une affluence en baisse, on n’a pas trop le choix. " Comprenez que, pour ce qui est du respect des mesures, ils n’entendent pas jouer les gendarmes…