Depuis la disparition de la licence obligatoire, il faut être plus prudent.

Le monde du tourisme a donc connu du changement en Wallonie l’an dernier. Alors que tous les agents de voyage devaient obtenir une licence pour exercer légalement leur travail, la loi a changé le 1er janvier 2018.

Depuis lors, la profession d’agent de voyage s’est ouverte à n’importe qui voudrait se lancer dans l’aventure.

Une porte ouverte à certaines personnes mal intentionnées d’exercer. Évidemment, l’absence de licence n’empêche pas de devoir montrer patte blanche auprès des banques et des assureurs, chaque agence de voyage gardant l’obligation d’obtenir une assurance responsabilité civile et professionnelle, mais également une assurance contre l’insolvabilité financière.

Toutefois , certains ont tout de même voulu créer un cadre professionnel pour compenser la disparition de cette fameuse licence. De là est né le Certa ou le Certified Travel Agent.

Un label qui certes n’est pas obligatoire légalement, mais sur les 450 agences de voyage ayant pignon sur rue en Wallonie, 149 sont labellisées pour 2019. Elles étaient en revanche 270 en 2018. " Le label est nouveau, et tout le monde doit encore prendre ses marques et ses bonnes habitudes, convient Anne-Sophie Sneyers, secrétaire générale de l’Union Professionnelle des Agents de Voyage, l’UPAV. Pour 2018, nous avions accordé le label à toutes les agences qui étaient sous licence auparavant et qui en étaient demandeuses. Pour la conserver en 2019, les agents de voyage ont dû remplir certains critères légaux, et surtout participer à toutes sortes de formations. "

Mais finalement, quels sont les grands avantages de ce label ? " I l y en a aussi bien pour les agents de voyage que pour les clients. Pour les agents, nous offrons des possibilités de formations. Et pour le client, entrer et réserver dans une agence labellisée est gage de sécurité. "

Car la disparition de la licence amène sur le marché toute une série de nouveaux profils qui ne sont pas toujours au fait des différentes obligations propres au domaine.

D’ailleurs, le SPF Économie a eu plus de boulot depuis la disparition de la licence. S’il avait reçu 460 avertissements de clients mais aussi d’agents de voyage par rapport à des pratiques douteuses en 2017, le chiffre est monté à 906 l’an dernier.

Selon le SPF, la raison principale est l’arrivée sur le marché d’entreprises néerlandaises qui tentent de vendre des vacances par téléphone.