Fabienne et les autres touristes de l’hôtel H10 Costa Adeje Palace sont confinés, dans l’attente du passage d’un médecin. Il devra exclure une potentielle contamination au coronavirus.

Drôle de réveil, ce mardi matin, pour Fabienne et son compagnon, en vacances à Tenerife. Arrivés samedi, ils n’auront profité que trois jours de leur belle semaine de vacances. “A notre réveil, on a découvert une lettre qui avait été glissée sous la porte”, explique l’institutrice namuroise. “Il y était précisé que nous devions rester dans la chambre pour raisons sanitaires, sans plus d’explications.”

© D.R.

Peu rassurée, Fabienne décide alors d’appeler TUI afin de s’enquérir des raisons de cette mesure. “Mais je n’ai pas reçu davantage de renseignements. On m’a demandé de respecter la consigne, sans plus d’explications.”

Fabienne et son compagnon font donc partie des 110 touristes confinés, ce matin, dans l'hôtel de Tenerife. Dans la matinée, les touristes ont finalement été autorisés à quitter leur chambre pour se rendre au restaurant et y prendre leur petit-déjeuner. “Mais le personnel était en service minimum. Alors que les autres jours ils passaient de table en table pour nous servir thé, café et autres boissons, nous avons dû nous servir nous-mêmes. Pour les omelettes et autres préparations en salle, nous avons dû faire l’impasse car personne n’était aux fourneaux.”

Confinés dans leurs chambres

Ce rapide repas avalé, les vacanciers ont reçu des masques et des gants et, si durant la matinée ils étaient encore autorisés à déambuler dans l’hôtel et même se rendre à la piscine, à 14h, il leur a été signifié qu’ils ne pouvaient plus quitter leur chambre.

“On a encore reçu des bouteilles d’eau, mais c’est tout. On nous a dit qu’on ne pouvait plus sortir des chambres et qu’il fallait attendre le passage d’un médecin pour effectuer une prise de sang.”

Malgré cette situation peu idyllique, le calme régnait cependant dans l’hôtel. Tous les clients semblaient prendre la mesure avec philosophie. “On attend, on n’a que ça à faire. On regarde la télé, heureusement il y a des chaînes francophones pour passer le temps.”

Durant la journée, plusieurs fois, ils tenteront d’obtenir de plus amples renseignements sur la suite de leur séjour, mais c’est l’incertitude la plus totale. “On ne sait pas combien de temps cette situation va durer, ni même si on va pouvoir rentrer samedi, comme prévu. En tant qu’institutrice, je ne sais pas non plus si je pourrai retrouver ma classe lundi prochain. Pour nous, c’est clair que cela gâche un peu les vacances. On avait prévu d’assister aux festivités du carnaval, mais on peut aussi faire une croix dessus.”