Affaire Cassez: arrestation d'un officier de police mexicain pour torture

Publié le à Mexico (AFP)

Les autorités mexicaines ont arrêté lundi un ex-officier de la police fédérale accusé d'avoir torturé quatre personnes impliquées dans l'affaire de la Française Florence Cassez, condamnée pour "enlèvement" au Mexique avant que son procès soit annulé.

"Ce jour (lundi), un mandat d'arrêt a été signifié par l'Etat de Mexico à Luis "C" pour délit de torture", a annoncé le bureau du procureur général du Mexique sur Twitter.

L'officier visé, Luis Cardenas Palomino, dirigeait la division régionale de la Sécurité au sein de l'ancienne police fédérale mexicaine.

L'ex-fonctionnaire était considéré comme le bras droit de Genaro García Luna, secrétaire à la Sécurité publique sous le gouvernement de Felipe Calderón (2006-2012) et qui a été arrêté aux États-Unis en décembre 2019 pour trafic de drogue.

Un juge avait émis un mandat d'arrêt contre M. Cardenas Palomino en septembre 2020 car il le soupçonnait d'avoir torturé quatre personnes accusées d'enlèvement, dont un frère et un neveu d'Israel Vallarta, l'ancien compagnon de Florence Cassez.

L'affaire remonte à 2005, lorsque les autorités mexicaines avaient montré aux caméras de télévision l'arrestation des membres présumés d'un gang accusés d'enlèvement, de séquestration et de port d'armes prohibées, et dont auraient fait partie M. Vallarta et Mme Cassez.

La Française avait été condamnée en 2008 à 96 ans d'emprisonnement pour enlèvement et séquestration. Sa peine avait été réduite en appel à 60 ans en 2009, et le 23 janvier 2013, elle avait été libérée après l'annulation de sa condamnation par la Cour suprême du Mexique, qui a estimé que ses droits constitutionnels avaient été violés par les autorités et que les preuves avaient été trafiquées.

L'affaire avait provoqué une brouille diplomatique entre le Mexique et la France, ainsi qu'une vive émotion au sein d'une partie de l'opinion publique mexicaine.

L'attitude et les interventions publiques de personnalités politiques françaises, au premier rang desquelles Nicolas Sarkozy, alors président de la République (2007-2012), avaient été vertement critiquées en retour par une partie de la société civile et des responsables politiques mexicains.

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