Coronavirus : près de 6 millions de cas aux Etats-Unis, éclaircie en Océanie

Publié le à Sydney (AFP)

Les Etats-Unis s'apprêtent à franchir le seuil des 6 millions de contaminations au coronavirus, une pandémie au bilan toujours en hausse avec plus de 25 millions de personnes infectées dans le monde, malgré quelques notes positives venues lundi d'Océanie.

L'Australie a ainsi recensé, pour la première fois en deux mois, moins de 100 nouveaux cas en une journée, contre plus de 700 au plus fort de la crise.

L'île-continent espère désormais un reflux durable de sa deuxième vague épidémique concentrée dans la région de Melbourne. Près de 26.000 cas ont été au total enregistrés en Australie, où 652 personnes sont mortes du coronavirus.

En Nouvelle-Zélande, les écoles d'Auckland ont rouvert leurs portes dans la matinée, alors que la plus grande ville du pays émergeait de près de trois semaines de confinement.

Les rassemblements de plus de dix personnes, en dehors des écoles, restent interdits et le port du masque est obligatoire dans les transports en commun dans tout le pays, mais les autorités néo-zélandaises affichent leur confiance dans un reflux de la maladie.

"Nous avons un plan qui va fonctionner", a déclaré la Première ministre Jacinda Ardern. "Il faut que tout le monde le respecte".

- Science -

Les Etats-Unis de leur côté frôlent la barre des 6 millions de cas recensés, avec 5.997.623 personnes infectées au total, dont 183.068 décès, selon l'université Johns Hopkins qui fait référence.

Ce pays est le plus touché par la pandémie, qui a contaminé plus de 25,2 millions dans le monde et en a tué plus de 847.000.

Le chef de l'Agence américaine des médicaments (FDA), Stephen Hahn, a annoncé qu'il était possible qu'un futur vaccin soit d'abord autorisé aux Etats-Unis selon une procédure d'urgence, avant la fin des essais cliniques censés confirmer sûreté et efficacité.

M. Hahn a promis une "décision fondée sur la science" et "pas une décision politique", se défendant dans un entretien dimanche au Financial Times d'être soumis à la pression du président Donald Trump pour autoriser un vaccin avant l'élection présidentielle du 3 novembre.

Les militants anti-vaccins ne désarment toutefois pas. Environ un millier de personnes ont manifesté dimanche à Boston contre la nouvelle obligation de vacciner les élèves du Massachusetts contre la grippe, une mesure qui vise à limiter l'impact d'une possible deuxième vague de coronavirus.

Les manifestants, rassemblés dans le calme devant le siège du gouverneur et pour la plupart non masqués, ont dénoncé une atteinte aux droits individuels.

Le Brésil reste le deuxième pays le plus frappé, avec 120.828 morts et 3.862.311 cas. Le géant latino-américain enregistre depuis trois mois un millier de décès quotidiens en moyenne.

Vient ensuite l'Inde, qui a enregistré dimanche un record mondial de 78.761 nouvelles infections en 24 heures, pour un total de plus de 3,6 millions, et plus de 64.000 décès.

La pandémie, qui a frappé de plein fouet les grandes villes comme Bombay ou New Delhi, touche désormais des villes moins importantes et les campagnes.

- Optimisme au Pérou -

Un assouplissement prudent est à l'ordre du jour au Chili dès mardi, où les bars et restaurants à l'air libre, ainsi que d'autres commerces non essentiels, peuvent rouvrir dans plusieurs quartiers de Santiago.

Le pays au monde comptant le plus de morts par rapport à sa population est le Pérou, avec 87 décès pour 100.000 habitants. La nation andine entrevoit peut-être la lumière : "Je suis sûr que nous sommes dans l'ultime étape", a dit le président Martin Vizcarra dimanche, s'appuyant sur une décélération de l'épidémie.

Ce lundi voit aussi la reprise des vols internationaux à destination du Népal, et la fin attendue des mesures de restriction en Azerbaïdjan.

Mais les restrictions continuent à se mettre en place ailleurs dans le monde.

En France par exemple, le port du masque devient obligatoire dans un périmètre étendu à Bordeaux. Cette ville s'ajoute à d'autres où cette contrainte est déjà en oeuvre, notamment Paris et sa proche banlieue.

- Tensions à Berlin -

Des mesures qui suscitent aussi des tensions, comme en Allemagne, où environ 40.000 personnes ont participé samedi à un meeting appelant "à la fin de toutes les restrictions en place" contre le Covid-19.

La tentative de prise d'assaut du Reichtag, le Parlement national, en marge de cette manifestation, a provoqué un tollé en Allemagne.

La chancelière Angela Merkel a dénoncé lundi des "images honteuses" et un "abus du droit de manifester".

Les conséquences économiques de la pandémie continuent de se traduire par des chiffres calamiteux : l'Inde a annoncé lundi un recul historique de son Produit intérieur brut de -23,9% sur avril-juin, l'Italie faisant état d'un chute de 12,8% de son PIB au 2ème trimestre.

Les sports reprennent, mais eux aussi toujours perturbés par le virus, comme l'US Open, qui démarre lundi à huis clos. Le Français Benoît Paire a été retiré du tableau après l'annonce dimanche par les organisateurs qu'un joueur avait été contrôlé positif au Covid-19.

Dans le monde du football, le bras de fer s'est durci entre le FC Barcelone et Lionel Messi, qui a boycotté la séance de dépistage du Covid auquel devaient se soumettre les joueurs du club catalan dimanche.

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