Covid-19: restrictions pour éviter une 2e vague au retour des vacances

Publié le à Séoul (AFP)

Des pays comme la Corée du Sud dimanche optent pour des restrictions accrues, fermant plages et restaurants, pour essayer d'éviter une seconde vague de Covid-19, alors que les retours de vacances sont pointés du doigt comme une source de contagion, comme en Italie.

Séoul étend à l'ensemble de son territoire à partir de dimanche les restrictions déjà en vigueur dans la capitale, des rencontres sportives à huis-clos à la fermeture des musées.

La décision a été prise après que le pays, qui avait jusqu'ici réussi à juguler l'épidémie grâce à une stratégie très poussée de tests et de traçage des personnes infectées, a enregistré plus de 300 nouveaux cas de Covid-19 cas durant deux jours consécutifs, un record depuis mars.

"Nous sommes dans une phase très fragile qui pourrait voir le début d'une seconde vague nationale", a dit craindre le ministre de la Santé Park Neung-hoo lors d'un point-presse samedi.

En Europe, la crainte d'une seconde vague est également forte, notamment en Italie.

La région de Rome a en effet enregistré en 24 heures un nombre record de nouveaux cas depuis le début de la pandémie en mars, en majorité liés à des retours de vacances.

Sont notamment montrés du doigt les retours de Sardaigne, dans le sud de l'Italie, qui avait été épargnée par la première vague du virus, mais où les allées et venues de touristes et fêtards peu précautionneux ont contribué à la diffusion du virus.

Face à cette flambée, le président de la région Latium, Nicola Zingaretti, a demandé la mise en place "d'urgence des contrôles avec tests sur les lieux d'embarquement" au départ de l'île.

En Allemagne aussi, le nombre de nouvelles contaminations a fortement progressé ces derniers jours, en raison du retour massif de touristes allemands qui ont passé leurs vacances dans des zones à risque à l'étranger, selon les autorités.

En Irlande, les autorités ont décidé cette semaine de durcir les restrictions sur les rassemblements, avec six personnes maximum dans un même lieu clos.

Dans ce contexte, un dîner de gala organisé en violation des restrictions sanitaires provoque une tempête sur la classe politique: le Premier ministre Micheal Martin a annoncé dimanche convoquer le Parlement et a appelé le commissaire européen au Commerce Phil Hogan à démissionner.

Celui-ci avait en effet participé mercredi à ce dîner organisé pour les 50 ans du club de golf du Parlement avec 82 invités, en dépit des restrictions en vigueur. Le ministre de l'Agriculture Dara Calleary a déjà démissionné.

- Préparation de la rentrée -

En Irlande comme ailleurs en Europe, les autorités préparent la rentrée scolaire, alors que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a préconisé le port du masque pour les "enfants âgés de 12 ans et plus dans les mêmes conditions que les adultes".

La France a quant à elle imposé le port "systématique" du masque dans les salles de cours au collège et lycée à la rentrée de septembre.

"Nous sommes dans une situation à risques" face au Covid-19, a justifié le ministre de la Santé français, Olivier Véran, dans un entretien au Journal du Dimanche, craignant une contamination des plus jeunes vers les personnes plus âgées et donc plus fragiles.

L'épidémie "ne s'est jamais arrêtée... Elle a seulement été contrôlée pendant le confinement puis le déconfinement progressif". "Le risque, c'est que, après avoir enlevé doucement le couvercle de la casserole, l'eau se remette à bouillir", a-t-il insisté.

Au niveau mondial, le bilan de la pandémie a dépassé samedi les 800.000 morts, selon un comptage de l'AFP.

L'Amérique latine et les Caraïbes sont la région la plus endeuillée avec plus de 255.000 morts. Plus de la moitié des décès dus au Covid-19 sur la planète ont été enregistrés dans quatre pays: les Etats-Unis, le Brésil, le Mexique et l'Inde.

Plus de 60.000 personnes ont succombé au Covid-19 au Mexique (dont 644 ces dernières 24 heures), un chiffre qui va au-delà du scénario "le plus catastrophique" qu'avaient envisagé les autorités sanitaires du pays.

L'Inde a imposé des mesures sévères pendant la fête religieuse de Ganesh, qui vient de commencer. Les accès aux plages ont été réduits pour cette fête de dix jours, occasion d'immenses cortèges pour l'immersion dans la mer d'Arabie d'imposantes effigies du dieu hindou Ganesh.

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