Délinquance 2013: cambriolages encore en hausse, baisse des homicides

Publié le à Paris (AFP)

Les chiffres officiels de la délinquance en France en 2013, rendus publics jeudi par l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), révèlent une poursuite de la hausse des cambriolages et des vols mais une baisse des homicides dans certains endroits urbains.

Voici les principaux chiffres de 2013 par rapport à 2012, un distinguo étant fait entre zone (urbanisée) de police et zone (rurale) de gendarmerie:

. Vols sans violence dans les deux zones: + 4 %. Dans cette catégorie de vols : + 12,4 % de ceux dits à la tire en zone police, + 11,5 % en zone gendarmerie

. Cambriolages constatés par la police: + 6,4 % (+ 2,2 % en 2012); par la gendarmerie : + 4,7 % (+ 11 % en 2012)

. Cambriolages d'habitations principales : + 1,3 % ( + 14,7 % en 2012 et un peu plus de 21 % en 2011 et 2010) en zone gendarmerie; + 7 % en zone police (+ 4,7 % en 2012)

. Cambriolages de résidences secondaires: + 17,7 % (gendarmerie) et + 10 % (police)

. Vols "liés aux véhicules à moteur" : en zone police + 0,6 % ( - 16 % par rapport à 2008); + 2,6 % en gendarmerie (- 9,4 % par rapport à 2008)

. Vols à main armée : - 0,3 % en zone police, - 6 % en zone gendarmerie. Celui des vols perpétrés avec une arme blanche (couteau )augmentent respectivement de 5,5 % et 1 %. Seconde année de baisse des vols à main armée contre les bijouteries (- 31,5 %), ceux contre les établissements financiers sont également en baisse de 22,5 %.

. Plus de 39.000 vols violents -- mais sans arme -- contre des femmes sur la voie publique en 2008 constatés par la police, plus de 52.500 en 2013

. Violences aux personnes (police) : + 0,9 % (+ 0,1 % en 2012 et + 6,6 % entre 2008 et 2010); + 5,7 % (gendarmerie) contre + 17,3 % en 2012

. Violences sexuelles : + 2 % en zone police, + 6,2 % en zone gendarmerie où elles avaient bondi en 2012 (+ 38,9 %)

. Infractions à la législation sur les stupéfiants: + 1,7 % (police)

. Homicides volontaires: + 14,9 % en zone gendarmerie, - 4,2 % en zone police; baisse pour ceux dits "à motif crapuleux", en hausse ou légère hausse pour les autres et notamment contre les victimes de moins de 15 ans. Le taux d'homicides pour 100.000 habitants a été "divisé par deux entre 1996 et 2013 en France", relève l'ONDRP et est "stable depuis 2009".

- Le taux "le plus élevé" se situe en Guyane et il y a une "fréquence d'un taux élevé" en Guadeloupe, Saint-Martin ou Saint-Barthélemy. Taux également considéré comme élevé en Corse avec 17 homicides en 2013 mais moins qu'en 2012 (29)

- Au cours des six dernières années il y a eu moins de 100 homicides dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) soit une fréquence de 2 pour 100.000 habitants contre 1,1 en Ile-de-France et un peu plus en Languedoc-Roussillon. Cela baisse par rapport aux autres années mais "moins fortement en Paca", selon l'ONDRP

- Dans le détail: les Bouches-du-Rhône ont le taux départemental d'homicides "le plus élevé" en France, toujours entre 2008 et 2013, avec chaque année plus de 50 homicides dont 18 règlements de comptes entre malfaiteurs. En Seine-Saint-Denis, près de Paris, cela s'est réduit de moitié et il y a eu 26 homicides sur ces six ans. Le seul département "à se rapprocher" des Bouches-du Rhône en nombre d'homicides par habitant est celui des Alpes-Maritimes avec 2,3 pour 100.000 habitants (mais avec des chiffres moindres que son voisin)

. 77 homicides strictement "crapuleux" (pour voler par exemple) enregistrés en 2012 (- 18 %) dont, dans cette catégorie, 51 règlements de comptes entre malfaiteurs (63 en 2012)

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