Deux des enfants tombés dans un étang du Val-d'Oise sont morts

Publié le à Saint-Ouen-l'Aumône (France) (AFP)

Deux des cinq enfants tombés samedi dans un étang de Saint-Ouen-l'Aumône (Val d'Oise), près de l'hôtel où ils étaient hébergés, sont décédés, et deux autres sont dans un état critique, a-t-on appris dimanche de sources concordantes.

Une cinquième fillette, également retrouvée dans l'étang samedi est, elle, hors de danger.

Les cinq enfants, une petite fille âgée de 5 ans et deux garçons âgés de 3 et 5 ans et deux autres de 8 ans, ont été retrouvés samedi en fin d'après-midi dans un étang, situé à quelques dizaines de mètres de l'hôtel bon marché où ils logeaient, dans la zone industrielle Les Béthunes, à Saint-Ouen-l'Aumône.

Issus de trois fratries différentes, les enfants étaient logés avec leurs mères isolées dans cet hôtel qui loue des chambres à la nuit, à la semaine ou au mois et où résident notamment des personnes en situation de précarité.

"Ces familles sont orientées par le 115 pour des solutions d'hébergement", a expliqué à l'AFP Guy Kauffmann, directeur général des services du conseil général, précisant que les frais d'hébergement étaient "pris en charge en partie par le conseil général". Les trois familles touchées par le drame "étaient dans l'hôtel depuis relativement peu de temps", a ajouté M. Kauffmann.

Entourée de verdure, la pièce d'eau n'était pas totalement sécurisée et facilement accessible aux bambins.

D'après les premiers éléments de l'enquête, un enfant serait tombé dans cet étang et les autres auraient essayé de le secourir.

"C'est un enfant qui a donné l'alerte. Un employé a prévenu les personnels qui s'occupent de la prévention dans la zone industrielle, qui ont plongé pour secourir les enfants", a raconté dimanche à l'AFP une source proche du dossier.

"J'étais assis ici sur la terrasse et il y a un petit gamin qui est venu, il me dit +les enfants ils sont dans le lac+", avait expliqué samedi à des journalistes Edgar, qui loge dans cet hôtel.

Lieu de jeu

Plusieurs enfants étaient déjà en arrêt cardiaque à l'arrivée des secours. Les petites victimes ont ensuite été transportées, par hélicoptère ou en ambulance, vers les services de réanimation de plusieurs hôpitaux, où deux d'entre elles se trouvaient toujours dimanche.

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a fait part samedi dans un communiqué transmis à l'AFP de "son émotion et de sa tristesse face à cette tragédie". Manuel Valls "apporte son entier soutien aux jeunes victimes et à leurs familles" et a tenu à rendre "un hommage appuyé à tous les intervenants (...) qui ont porté secours à ces enfants en détresse".

Selon des riverains interrogés par l'AFP, les abords de l'étang sont un lieu de jeu prisé par les enfants.

L'étang "est un endroit où les enfants jouent souvent. Il s'amusent à lancer des cailloux, des branches. Des fois, on leur a dit +n'allez pas là-bas, c'est dangereux+", a témoigné samedi Mickaël Flour, un père de famille qui réside dans une caravane près des lieux du drame.

En larmes, Sylviana Ternus, 29 ans, également logée en caravane, a affirmé à l'AFP que "les enfants étaient souvent tout seuls, sans adulte avec eux".

Mais les circonstances exactes du drame restent à définir. "Nous n'avons pas de témoin direct de la scène, l'enquête ne fait que commencer", a souligné samedi le procureur de la République adjoint de Pontoise, Eric Maurel.

L'enquête a été confiée à la sûreté départementale du Val d'Oise. Les mères de familles ont été prises en charge par une cellule psychologique.

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