Euro: des Bleus en quête de fraîcheur, de perfection et... de qualification

Publié le à Budapest (AFP)

Freinée samedi en Hongrie (1-1), la France a du pain sur la planche avant de retrouver mercredi le Portugal: reposer des corps usés, sortir la calculette pour établir les scénarios qui l'attendent et tenter de parfaire une animation offensive défaillante.

. L'attaque et Benzema en berne

L'attaque de feu des Bleus n'a pas produit les étincelles escomptées depuis le début de l'Euro, après une victoire contre l'Allemagne (1-0) sur un but contre son camp de Mats Hummels et une égalisation tardive d'Antoine Griezmann contre la Hongrie (1-1). A Budapest, "Grizou" a sauvé la mise malgré un match quelconque et Kylian Mbappé, passeur décisif, s'est démultiplié sans jamais conclure.

La déception et les questions entourent davantage le troisième larron de l'attaque, Karim Benzema, incapable de faire trembler les filets depuis son retour surprise après plus de cinq ans d'absence en Bleu. En quatre matches, l'avant-centre du Real Madrid a raté un penalty contre le pays de Galles, assisté au doublé d'Olivier Giroud après sa sortie sur blessure contre la Bulgarie, vu son but refusé contre l'Allemagne en fin de match, puis manqué de spontanéité ou de précision contre la Hongrie.

"Les tirs qui ne sont pas cadrés ne peuvent pas finir au fond des filets", a relevé Didier Deschamps sans viser "KB9" particulièrement. Rappelé juste avant l'Euro, Benzema tarde à s'acclimater mais "DD" ne s'alarme pas: l'ex-Lyonnais "a suffisamment de vécu pour passer outre. Il sait très bien qu'il est attendu sur cet aspect-là, mais l'essentiel est qu'il garde confiance et qu'il garde ma confiance".

. Regénération et rotation obligatoires?

Pour Deschamps, les Bleus ont "manqué de fraîcheur et de peps" sous le soleil de Budapest, où il avait remplacé un seul des vainqueurs de l'Allemagne (Lucas Hernandez suppléé par Lucas Digne en défense). Malheureusement pour lui, les Français sont apparus émoussés physiquement face à des adversaires évoluant en majorité dans des championnats de second rang.

Jusqu'à quel point devra-t-il faire tourner contre le Portugal mercredi? "Je n'exclus pas qu'il puisse y avoir un roulement entre les joueurs", la fatigue étant perceptible "chez un peu tous" les titulaires du jour, a répondu le technicien samedi. Le premier tour laisse peu de temps pour le repos et "cet enchaînement fait que la fraîcheur est un élément important", a souligné Deschamps.

Dimanche, le sélectionneur a admis dans Téléfoot, sur TF1, qu'il "aurait pu sortir" Benjamin Pavard, "victime d'une très mauvaise chute" la veille en tout début du match si le défenseur, en grande difficulté derrière, avait "communiqué sur son état", et a il annoncé qu'Ousmane Dembélé, touché "au tendon d'un genou", allait passer "des examens en fin de soirée".

Contre le Portugal, Deschamps voudra-t-il miser de nouveau sur Paul Pogba et Adrien Rabiot, en-deçà de leur niveau habituel samedi, ou faire confiance à Corentin Tolisso, Moussa Sissoko voire Thomas Lemar au milieu? Préférera-t-il lancer le jeune Jules Koundé comme latéral droit à la place de Pavard?

. Rester en tête

Les Bleus se sont fait peur contre les Hongrois mais ils conservent les "cartes en main" avant le dernier match de groupe, comme l'a dit Deschamps. Premiers du groupe F, ils garderont la tête en cas de succès mercredi (21h00) contre le Portugal de Cristiano Ronaldo, voire en cas de match nul si l'Allemagne n'arrive pas à battre la Hongrie à Munich.

"Ce n'est pas une claque, c'est une petite caresse sur le visage. On sait ce qui nous attend", a estimé dimanche Paul Pogba dans Téléfoot.

Le classement de la poule peut valoir cher: il détermine le parcours géographique qui attend les Tricolores (Bucarest, Londres, Budapest ou Séville), mais aussi leurs adversaires potentiels.

Une deuxième place laisse ainsi redouter un huitième de finale très corsé à Wembley contre les Anglais, si ces derniers terminent en tête de leur groupe. Remporter la "poule de la mort" octroierait peut-être un adversaire plus abordable, comme la Suisse, la Finlande ou l'Autriche.

Dans cet Euro où seuls les deux pires troisièmes de groupe sont éjectés après le premier tour, les Bleus, qui ne peuvent plus terminer derniers, ne semblent pas en danger, même en cas de défaite.

Ils seront déjà fixés mercredi soir avant le coup d'envoi car tous les autres groupes auront déjà disputé leur dernière journée. Le ticket pourrait même être composté dès lundi soir, en fonction des résultats des ultimes matches dans les groupes A, B et C.

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