Euro: le Tchèque Schick douche l'Ecosse, place au "Covidico" Espagne-Suède

Publié le à Glasgow (AFP)

Déjà le plus beau but de cet Euro? Avec un doublé, dont un lob somptueux depuis la ligne médiane, l'attaquant tchèque Patrik Schick a terrassé l'Ecosse lundi à Glasgow (2-0), illuminant le début d'un tournoi jusque-là assombri par les inquiétudes extra-sportives.

Avant un choc Espagne-Suède (21h00/19h00 GMT) placé sous le signe du Covid-19 qui a perturbé les deux sélections, l'affiche sans grand éclat entre l'Ecosse et la République tchèque a, contre toute attente, accouché d'un bijou étincelant à Hampden Park.

A la 52e minute de jeu, Schick a adressé une frappe de 50 mètres sans contrôle qui est retombée directement sous la barre pendant que le malheureux gardien écossais, trop avancé et revenu au pas de course, s'empêtrait dans ses propres filets. Rudes retrouvailles avec l'élite internationale pour l'Ecosse, qui n'avait pas disputé de tournoi majeur depuis le Mondial-98 en France...

Ce but, plus la tête décroisée de Schick peu auparavant (42e), ont offert une image plus réjouissante de cet Euro que le Danemark-Finlande de samedi, pendant lequel l'Europe du football a craint le pire pour Christian Eriksen, victime d'un arrêt cardiaque en plein match avant d'être sauvé par l'intervention rapide des secours.

Le milieu danois, dans un état "stable" et "touché" par les soutiens ayant afflué du monde entier, va rester en observation à l'hôpital encore au moins lundi, a annoncé son agent Martin Schoots.

- "Covidico" -

Après cet incident, la polémique affleure: plusieurs joueurs danois ont publiquement déploré d'avoir eu à choisir entre reprendre leur match contre la Finlande le soir même (défaite 1-0) ou le lendemain à midi.

"Nous avons été mis dans une position où, à titre personnel, je pense que nous n'aurions pas dû être placés", a souligné le gardien Kasper Schmeichel lors d'une conférence de presse.

Outre le cas Eriksen, la rubrique médicale continue de faire les gros titres de l'Euro, au rythme des cas de Covid-19 qui frappent les sélections.

Dimanche, c'est le Portugais Joao Cancelo, testé positif, qui a abandonné l'effectif des tenants du titre avant leur entrée en lice mardi contre la Hongrie, dans un groupe F qui compte aussi la France et l'Allemagne, opposées mardi soir.

Et lundi à Séville, place à l'Espagne, privée de son capitaine Sergio Busquets et opposée à la Suède, elle-même affaiblie par le coronavirus, pour un "Covidico" sans stars... mais plein d'enjeux.

Pour la "Roja", un des favoris du tournoi malgré la non sélection de plusieurs grands noms comme le défenseur Sergio Ramos, il s'agit de bien démarrer à domicile sous la chaleur sévillane (encore près de 30 degrés attendus en début de soirée), histoire d'évacuer les doutes nés d'une préparation largement perturbée.

Les Espagnols doivent composer sans Busquets, toujours à l'isolement après avoir été testé positif le 6 juin... tandis que la Suède, déjà privée de la superstar Zlatan Ibrahimovic sur blessure (genou), s'avance sans son jeune ailier Dejan Kulusevski, prodige de la Juventus Turin, ni Mattias Svanberg, eux aussi positifs.

- La Pologne attend Lewandowski -

Tout comme la "Roja" avant eux, les "Blagult" ont choisi lundi d'attendre le retour de quarantaine de leurs joueurs plutôt que de les remplacer par des réservistes. Mais difficile de dire quelle est la forme des deux équipes, en manque de repères collectifs!

L'autre match du groupe E, dans lequel se trouvent l'Espagne et la Suède, opposait la Slovaquie de Marek Hamsik à la Pologne du meilleur buteur d'Europe cette saison, Robert Lewandowski, lundi en fin d'après-midi (18h00) à Saint-Pétersbourg.

Dans le stade le plus septentrional de cet Euro organisé dans 11 villes du continent jusqu'au 11 juillet, la pandémie oblige aussi les autorités à s'adapter.

A partir de jeudi, le port du masque deviendra obligatoire dans les fan-zones et aucune nourriture n'y sera vendue, entre autres mesures mises en place pour contrer un rebond des contaminations.

En attendant, la Pologne a placé ses espoirs en "Lewy", le serial buteur du Bayern Munich, pour espérer rééditer le beau parcours de l'Euro-2016, où les Polonais avaient atteint les quarts de finale.

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