Examen de passage au Sénat pour le projet de loi école de Blanquer

Publié le à Paris (AFP)

Le Sénat à majorité de droite a entamé mardi l'examen en première lecture du projet de loi "pour une école de la confiance", défendu par Jean-Michel Blanquer comme "profondément social", mais dont plusieurs mesures rencontrent la méfiance ou l'opposition des parents d'élèves, des enseignants ou encore des maires ruraux.

Déjà adopté en première lecture par l'Assemblée nationale en février, le texte sera au programme des sénateurs toute la semaine, avant un vote solennel mardi prochain.

Sa mesure phare, l'abaissement de six à trois ans de l'âge de l'instruction obligatoire, qui traduit un engagement d'Emmanuel Macron et dont la portée est essentiellement symbolique, fait globalement consensus.

"Il est important de faire de l'école maternelle une véritable école", a affirmé le ministre de l'Education. "C'est là qu'il est possible d'attaquer les inégalités à la racine", "c'est un moment essentiel du parcours de l'élève".

Mais d'autres points font débat, comme son article premier qui fixe un devoir d’exemplarité des enseignants, ou encore la création, par voie d'amendement à l'Assemblée, des établissement "des savoirs fondamentaux".

"Cette loi, qui est une loi pour l'éducation, est d''abord et avant tout une loi profondément sociale", a souligné le ministre de l'Education nationale devant les sénateurs. Elle crée "les conditions de l'existence d'une véritable ascension sociale par l'éducation".

Mais les sénateurs de droite comme de gauche qui s'accordent pour la nommer "loi Blanquer", ont fustigé "un manque de concertation, de dialogue", en même temps qu'un manque d'ambition et de cohérence.

"L'école méritait mieux", a jugé le rapporteur LR Max Brisson, réaffirmant la "ferme résolution" de la majorité sénatoriale de droite "d'améliorer ce texte".

Le groupe CRCE à majorité communiste a défendu sans succès une motion tendant à son rejet en bloc, Pierre Ouzoulias réclamant au gouvernement de "donner le temps de préparer ensemble, avec tous les acteurs de l'éducation, la grande loi dont l'école de la République a besoin".

- L'exemplarité fait débat -

Le ministre a souhaité que les débats au Sénat puissent "permettre de rectifier certaines erreurs", voire "mensonges", qui ont "prospéré" depuis l'examen du texte par les députés.

L'occasion lui en a été donnée dès l'examen de l'article 1, dénoncé par les syndicats qui y voient une perte de la liberté d'expression du professeur.

Malgré une réécriture en commission, des sénateurs CRCE, PS mais aussi LR ont proposé sa suppression, "pour calmer les craintes de la communauté éducative" (Sylvie Robert, PS), parce qu'il "jette inutilement l’opprobre" tout en étant "dépourvu de portée normative" (Jean-Pierre Grand, LR), pour se concentrer "sur l'essentiel" (Philippe Dallier, LR).

Voulant clarifier "un malentendu", le ministre a lui défendu "un article de respect profond du professeur", soulignant que la rédaction de la commission "apporte une amélioration". Elle indique que "l'exemplarité nourrit le respect qui est dû à l'autorité" de l'enseignant, a explicité le rapporteur.

Un second point a toutes les chances d'être âprement débattu : il instaure la possibilité d'un regroupement des classes d'un collège et d'une ou plusieurs écoles au sein d'un nouveau type d'établissement "des savoirs fondamentaux".

La commission a voulu "envoyer un signal fort" en supprimant cette disposition.

Le Sénat examinera néanmoins un amendement du sénateur LR Jacques Grosperrin qui réintroduit la mesure tout en "donnant de solides garanties aux élus locaux, aux enseignants et aux parents", selon M. Brisson.

"Nous ne saurions accepté de la réintégrer sous une écriture plus habile, mais tout aussi néfaste", a prévenu Marie-Pierre Monier (PS).

Parmi les autres mesures du texte, figurent notamment l'obligation de formation de 16 à 18 ans, l'instauration du Conseil d'évaluation de l'école (CEE), qui remplacera le Cnesco (Conseil d'évaluation du système scolaire), une refonte de la formation des professeurs et des dispositions pour les élèves en situation de handicap.

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