Funérailles en Cisjordanie du négociateur en chef palestinien Saëb Erakat

Publié le à Ramallah (Territoires palestiniens) (AFP)

Le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat, décédé des suites du coronavirus, doit être inhumé mercredi en Cisjordanie occupée, après une cérémonie militaire organisée en matinée au palais présidentiel de Ramallah.

Le secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui souffrait de problèmes pulmonaires, est décédé mardi matin à l'âge de 65 ans dans un hôpital israélien de Jérusalem. Sa dépouille a ensuite été transférée vers un hôpital de Ramallah, dans les territoires palestiniens.

Des personnalités politiques palestiniennes doivent lui rendre hommage mercredi matin à la Mouqataa, siège de l'Autorité palestinienne, lors d'une cérémonie qui coïncide avec le 16e anniversaire du décès de Yasser Arafat, leader historique de la cause palestinienne.

Erakat sera ensuite enterré à Jéricho, ville palestinienne de la vallée du Jourdain où il habitait.

Personnalité politique palestinienne parmi les plus connues à l'étranger, il était le négociateur en chef des Palestiniens et avait participé à de nombreux pourparlers de paix avec Israël, actuellement dans l'impasse.

Il passait pour l'un des successeurs potentiels du président palestinien Mahmoud Abbas, âgé de 85 ans, qui a pleuré la mort de son "ami" et "frère".

"A la Palestine manque aujourd'hui un chef patriotique, un grand combattant qui a joué un rôle crucial dans l'élévation du pavillon de la Palestine", a affirmé M. Abbas.

"La mort de Saëb Erakat marque la fin d'une ère, une ère pendant laquelle Israéliens et Palestiniens cherchaient à négocier une solution pacifique à leur conflit. Il incarnait cette ère, avec tous ces espoirs et toutes frustrations", a estimé Rob Malley, ancien conseiller des présidents américains Bill Clinton et Barack Obama et aujourd'hui président du centre d'analyse International Crisis Group (ICG), basé à Washington.

L'hospitalisation du haut dirigeant palestinien dans l'établissement israélien Hadassah Ein Kerem de Jérusalem avait provoqué des critiques de manifestants en Israël se demandant pourquoi l'Etat hébreu acceptait de soigner, selon eux, un "ennemi" palestinien.

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