Grand débat - Visite de terrain et bain de foule pour Macron dans l'Essonne

Publié le à Évry (AFP)

Emmanuel Macron a effectué lundi une visite surprise dans les locaux d'une association, suivie d'un bain de foule, une habitude devenue rare depuis le début de la crise des "gilets jaunes", avant d'ouvrir son premier débat avec des maires de banlieue à Evry.

"Allez je fonce", a lancé le chef de l'Etat après un échange avec un chauffeur de VTC au milieu d'une nuée de caméras et de badauds en quête de selfies. Le président, déjà en retard sur le programme officiel, était attendu par environ 300 élus et représentants d'associations franciliens à Evry-Courcouronnes, commune de 70.000 habitants située à une trentaine de kilomètres au sud de Paris, pour son premier déplacement en banlieue dans le cadre du grand débat.

Un comité d'accueil d'une trentaine de "gilets jaunes" et plusieurs dizaines d'habitants du quartier venus voir "Manu" l'attendaient également de pied ferme. "Macron Démission", "Emmanuel Macron on va te chercher chez toi", "Castaner en prison", chantaient certains, sous l'oeil de nombreux CRS qui sécurisaient les lieux, avec barrages et fouilles aux abords.

"Ce grand débat, c'est une fumisterie, les questions et les réponses sont prévues à l'avance, ça ne sert à rien", a estimé Maya, 48 ans, "gilet jaune" venue de Nangis (Seine-et-Marne) qui ne voit que "la démission du gouvernement et de Manu" comme issue au conflit.

Sur le chemin de son cinquième débat depuis le 15 janvier, le chef de l'Etat s'est arrêté dans une association s'occupant de la citoyenneté et de l'accompagnement des familles, pour une nouvelle visite "surprise", comme lors de ses précédents déplacements en province.

Debout dans le petit local, il a engagé, au milieu d'une joyeuse cohue, une discussion à bâtons rompus avec des jeunes et des responsables de l'association, qui organise depuis 19 ans des ateliers d'estime de soi, de citoyenneté et d'insertion.

"Ils n'ont pas de réponse quand ils envoient des CV ? Est-ce que c'est parce qu'ils n'ont pas de réseaux ?", a-t-il demandé. "Il y en a qui sont faits pour l'école, d'autres non, c'est pour ça qu'il ne faut pas que ceux qui (sont) moins à l'école et parfois lâchent la rampe se retrouvent livrés à eux-mêmes", a-t-il déclaré par ailleurs.

- "Ambassadeurs" -

"Vous avez vu tous les jeunes qui sont autour de la table pour préparer leur stage et leur emploi de demain. Ce sont les meilleurs ambassadeurs de notre dispositif de la ville", a-t-il ensuite déclaré à la presse.

Des maires et des parlementaires d'Ile-de-France sont conviés au débat public qui a débuté en fin d'après-midi à Evry-Courcouronnes. Ils ont sur leur territoire des quartiers prioritaires de la politique de la ville, quelques-unes de ces 1.500 zones urbaines défavorisées qui font l'objet de politiques d'aide spécifiques.

"On va voir si, depuis le plan Borloo balayé d'un revers de la main, la conception de la banlieue par Macron a évolué. On espère un acte II, une accélération du tempo", a déclaré Catherine Arenou, maire DVD de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), et vice-présidente de l'association Villes et banlieues, invitée au débat.

Avant de se rendre dans l'Essonne, Emmanuel Macron a commencé à recevoir lundi matin les responsables des partis afin d'élaborer une issue à la crise des "gilets jaunes", y compris par un référendum, une hypothèse déjà vivement débattue.

Le Journal du dimanche affirme que le président de la République serait tenté de convoquer un tel référendum dès le 26 mai, jour des élections européennes.

Mais pour le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, un référendum ce jour-là n'est "pas souhaitable".

"Je souhaite qu'on parle d'Europe le 26 mai", avait déjà insisté dimanche la ministre des Affaires européennes Nathalie Loiseau, assurant que le président n'avait "pas encore pris sa décision".

Le délégué général de LREM, Stanislas Guerini, a jugé lui aussi la date du 26 mai "peu opportune", même si le référendum "peut être une bonne idée".

Jeudi, Emmanuel Macron se rendra à Autun, en Saône-et-Loire, pour rencontrer élus et jeunes du Morvan dans le cadre du grand débat, a annoncé lundi l'Élysée.

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