L'Ukraine a reçu des avions de chasse et des pièces détachées, selon le Pentagone

Publié le à Washington (AFP)

L'Ukraine a reçu des avions de chasse et des pièces détachées pour renforcer son armée de l'air, a indiqué mardi le porte-parole du Pentagone, John Kirby, refusant de préciser leur nombre ou les pays ayant fourni les appareils.

Après l'envoi de pièces d'artillerie Howitzer annoncé la semaine dernière par Joe Biden, cette annonce, qui intervient au moment où la Russie vient de lancer une nouvelle offensive dans le Donbass, témoigne d'un changement d'attitude des Occidentaux, qui ont pendant plus d'un mois refusé de fournir à l'Ukraine des armements lourds, pour éviter toute escalade du conflit.

"Aujourd'hui, (les Ukrainiens) ont à leur disposition plus d'avions de chasse qu'il y a deux semaines", a déclaré le porte-parole au cours d'un point de presse.

"Sans entrer dans les détails sur ce que d'autres pays fournissent, je dirais qu'ils ont reçu des appareils supplémentaires et des pièces détachées pour accroître leur flotte", a-t-il ajouté.

Il s'agit vraisemblablement de Mig-29 de fabrication russe, que Kiev réclamait depuis le début du conflit et dont disposent une poignée de pays d'Europe de l'Est.

La Pologne avait proposé de transférer de tels avions via une base américaine début mars, mais les Etats-Unis s'y étaient opposés, redoutant que la Russie puisse y voir une trop grande implication directe de l'Otan dans le conflit.

M. Kirby n'a pas nommé les pays donateurs, mais il a laissé entendre qu'il s'agissait bien d'appareils de fabrication russe. "D'autres nations qui ont l'expérience de ce genre d'avions ont pu les aider à avoir plus d'appareils en service", a-t-il dit.

Il a précisé que les Etats-Unis avaient facilité l'envoi de pièces détachées vers le territoire ukrainien mais n'y avaient pas acheminé d'avions.

Les Etats-Unis et l'Union européenne ont annoncé mardi qu'ils n'en resteraient pas là.

- "Besoin urgent" -

Réunis en audioconférence, les dirigeants français Emmanuel Macron, britannique Boris Johnson, allemand Olaf Scholz, roumain Klaus Iohannis, polonais Andrzej Duda, italien Mario Draghi, canadien Justin Trudeau et japonais Fumio Kishida sont parvenus à "un large consensus sur la nécessité d'accentuer la pression sur le Kremlin", a indiqué le gouvernement italien.

Ils ont notamment "réaffirmé leur engagement à poursuivre leur assistance militaire, économique et humanitaire à l'Ukraine", selon la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki.

Boris Johnson "a rendu compte aux autres dirigeants de sa visite à Kiev ce mois-ci", a noté un porte-parole de Downing Street. "Il a souligné le besoin urgent d'aide militaire supplémentaire pour l'Ukraine face à une offensive russe majeure dans le Donbass et à la poursuite d'attaque ailleurs".

Les premières cargaisons de la nouvelle tranche d'aide militaire américaine pour l'Ukraine sont déjà arrivées aux frontières du pays pour être remises à l'armée ukrainienne, et les Etats-Unis vont former des militaires ukrainiens au maniement des canons M777 Howitzer, les pièces d'artillerie de dernière génération que les Etats-Unis ont décidé de remettre pour la première fois à l'armée ukrainienne.

Même si leur maniement n'est pas fondamentalement différent de celui de l'artillerie dont l'armée ukrainienne est familière, ces canons utilisent des obus de 155 mm, utilisés par les pays de l'Otan, alors que l'Ukraine ne dispose encore que d'obus de 152 mm de fabrication russe.

Les transferts d'armement vers l'Ukraine, quotidiens depuis le début de l'invasion, se font discrètement, les pays qui y participent ne voulant pas apparaître comme belligérants dans ce conflit.

Selon les médias tchèques, Prague a ainsi envoyé début avril à l'Ukraine des trains chargés de chars T-72 et de véhicules blindés de fabrication soviétique, une opération sans précédent. Les sources officielles ont refusé de confirmer cette information.

Des entreprises d'armement tchèques vont réparer de l'équipement militaire lourd ukrainien, suite à une demande récente émanant des autorités de Kiev, a annoncé mardi le ministère tchèque de la Défense.

Dans un premier temps, des filiales de la holding industrielle Czechoslovak Group (CSG), prendront en charge la réparation de chars moyens T-64 de conception soviétique, exploités par des forces ukrainiennes, mais à l'avenir, les réparations pourraient être étendues aux véhicules blindés BRD et BRDM, impliquant d'autres sociétés tchèques, selon un communiqué ministériel.

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