L1: avec Wijnaldum, un levier de croissance pour le Paris SG

Publié le à Paris (AFP)

Après un départ poussif, le milieu Georginio Wijnaldum a pris ses marques cet automne au Paris SG, qui espère capitaliser sur la progression du Néerlandais pour continuer à bien jouer, dimanche contre Monaco (20h45).

Le succès contre Bruges (4-1), mardi en Ligue des champions, a regonflé d'optimisme les voiles du PSG qui, depuis le début de saison, était plus paquebot que navire amiral.

Enfin, après des semaines à écoper, Paris a effectué "un pas en avant", s'est réjouit l'entraîneur Mauricio Pochettino.

Les Parisiens devront confirmer lors du choc de la 18e journée de Ligue 1, contre l'ASM, une équipe qui s'était imposée au Parc des princes (2-0) en février dernier.

Parmi les moteurs de leur avancée: l'excellente forme de Kylian Mbappé, ou l'intégration graduelle de Wijnaldum.

Le capitaine de la sélection des Pays-Bas a égalisé dans les arrêts de jeu à Lens samedi dernier (1-1), son premier but en L1, un mois après son doublé face au RB Leipzig (2-2), en C1.

S'il n'a pas enchaîné face aux Brugeois, malgré une belle occasion, "Gini" a contribué à la bonne première période du collectif parisien, qui a montré un visage dominateur plus conforme aux moyens du club.

"Quand on combine nos qualités, on peut être vraiment dangereux, et c'est ce que nous avons réussi à faire", a déclaré Wijnaldum, à PSGTV.

Certes, il n'a pas encore le rayonnement de Marco Verratti, qui évolue dans un positionnement similaire au sien.

- Patience -

Contre Bruges, l'Italien a cherché Lionel Messi à 20 reprises, et Kylian Mbappé neuf fois, quand le Néerlandais n'a réalisé, respectivement, que trois et une passes aux deux superstars, selon les données de l'UEFA.

Mais en novembre, quand Wijnaldum était blessé à un genou, ses concurrents Leandro Paredes, Ander Herrera et Danilo Pereira n'ont guère convaincu, de quoi laisser l'ancien de Liverpool dans le haut de la hiérarchie.

Accueilli en grande pompe cet été, le natif de Rotterdam (31 ans), libre de tout contrat après cinq ans avec les "Reds", a mis du temps pour s'installer.

"Le style de jeu de l'équipe a changé. A Liverpool, on a joué cinq ans ensemble, on avait notre identité. A Paris, c'est une nouvelle équipe, nous devons nous habituer les uns aux autres", a déclaré l'intéressé début novembre.

"C'est quelque chose qui m'était arrivé lors de ma première saison à Liverpool aussi. Le plus important, c'est d'apprendre à connaître mes coéquipiers. Je n'ai jamais joué avec aucun d'entre eux avant", a-t-il poursuivi.

Paradoxalement, dans le nord-ouest de l'Angleterre, c'est lors de sa première saison qu'il a le plus marqué de buts en Premier League (6). Mais c'est à la troisième qu'il a remporté la Ligue des champions (2019) et à la quatrième, le Championnat (2020).

La patience, la clé du succès ? Sur ce point, les discours de Wijnaldum et de Pochettino suivent le même courant.

"Nous respectons les critiques, mais il y a beaucoup de joueurs nouveaux, nous devons nous habituer aux idées de l'entraîneur, il faut faire preuve de patience avec nous", a dit le défenseur Achraf Hakimi, lundi.

"Malgré la tempête on ne s'écarte pas de nos idées, on sait qu'après la tempête viendront les beaux jours", a lancé l'entraîneur argentin du PSG, les mains bien fixées sur le gouvernail.

Avec son Hollandais, volant à nouveau, il espère enfin atteindre son rythme de croisière.

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