Le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie

Publié le à Paris (AFP)

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- Kharkiv sous les bombes, menace sur Marioupol -

Alors que l'armée russe continue de tenter de prendre le contrôle de Kiev, le centre de Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine, a été la cible d'un bombardement qui a fait au moins dix morts, selon les secours.

La ville stratégique de Marioupol, sur la mer d'Azov (Sud-Est), était par ailleurs sans électricité mardi après une offensive russe, selon le gouverneur de la région de Donetsk.

Le ministère russe de la défense a de son côté annoncé que les troupes russes et les forces séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine avaient fait la jonction mardi sur la côte de la mer d'Azov.

L'armée russe est arrivée aux portes de la ville de Kherson, dans le Sud du pays, a aussi déclaré le maire de la ville dans la nuit de lundi à mardi.

- Zelensky presse l'UE d'agir -

Le destin de l'UE est en jeu en Ukraine, a estimé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui réclame une intégration "sans délai" de son pays à l'UE, a demandé aux Européens de "prouver qu'ils sont avec l'Ukraine".

Le président du Conseil européen, Charles Michel, a accusé la Russie de "terrorisme géopolitique", tandis que le Kremlin jugeait prématuré de "donner une appréciation" des pourparlers ayant eu lieu la veille avec Kiev.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, a été massivement boycotté au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, où des diplomates ont quitté le Conseil avant la diffusion sur écran de son discours.

- Nouvelles victimes -

Deux soldats tchétchènes sont morts et six ont été blessés en Ukraine, a annoncé mardi sur Telegram Ramzan Kadyrov, le dirigeant de la Tchétchénie, qui est un fidèle du Kremlin.

La Russie a admis que des soldats russes étaient morts en Ukraine, sans en préciser le nombre. Moscou affirme ne pas viser les zones civiles, alors que des quartiers résidentiels sont bombardés.

L'Ukraine a, elle, annoncé que 350 civils étaient morts depuis le début de l'offensive russe jeudi.

- La Russie tente d'enrayer les sanctions économiques -

La Russie prépare un décret pour enrayer l'hémorragie d'investissements étrangers liés aux sanctions, a annoncé le Premier ministre.

Le gouvernement britannique a placé la plus grande banque russe, Sberbank, sur la liste des entités soumises à des sanctions.

En France, TotalEnergies a annoncé qu'"il n'apportera(it) plus de capital à de nouveaux projets en Russie".

"Nous allons provoquer l'effondrement de l'économie russe" à travers les sanctions économiques occidentales, a affirmé le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire.

Le géant danois du transport maritime Maersk a annoncé la suspension des nouvelles commandes depuis et à destination des ports russes, hors denrées alimentaires, médicales et humanitaires.

- L'Ukraine cherche des fonds, le baril de Brent bondit -

L'Ukraine a annoncé l'émission d'obligations pour financer son armée et les dépenses de l'État pendant la guerre avec la Russie, invitant Ukrainiens et étrangers à participer aux enchères.

Le prix du baril de Brent, la référence de l'or noir en Europe, a de son côté bondi de plus de 5% mardi, galvanisé par la guerre en Ukraine, les investisseurs redoutant des ruptures d'approvisionnement russe en énergie.

- ONU: une expulsion russe du Conseil de sécurité possible, selon Londres -

L'expulsion de la Russie du Conseil de sécurité de l'ONU figure parmi les "options" sur la table, a déclaré un porte-parole du Premier ministre britannique Boris Johnson.

Londres a aussi prévenu que Vladimir Poutine sera "tenu responsable" d'éventuels crimes de guerre commis en Ukraine.

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, a annoncé l'ouverture "aussi vite que possible" d'une enquête.

- RT et Sputnik bloqués dans toute l'Europe -

Les chaînes YouTube des médias russes RT et Sputnik ont été bloquées dans toute l'Europe par la plateforme de vidéos "compte tenu de la guerre en cours en Ukraine", a annoncé YouTube.

- Un million de personnes déplacées et plus de 600.000 réfugiés -

L'ONU estime à un million de personnes le nombre de personnes déplacées à l'intérieur de l'Ukraine du fait de l'invasion russe, en plus des centaines de milliers ayant déjà fui le pays, a annoncé mardi une responsable du Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR).

A Genève, le HCR a annoncé que 660.000 personnes avaient déjà fui l'Ukraine dans les pays voisins et que ce chiffre augmentait "de façon exponentielle".

- Répercussions dans la culture -

L'orchestre philharmonique de Munich a décidé de "se séparer" du chef d'orchestre Valery Gergiev, réputé proche de Vladimir Poutine, a annoncé le maire de la ville allemande qui reproche au maestro de ne pas avoir dénoncé l'invasion de l'Ukraine.

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