Le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie

Publié le à Paris (AFP)

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- La Russie prête à reprendre les pourparlers -

Une délégation de négociateurs russes est prête à reprendre mercredi des pourparlers avec des représentants de Kiev, a indiqué le porte-parole du Kremlin, au septième jour de l'invasion lancée par Vladimir Poutine.

- Troupes aéroportées et bombardements à Kharkiv -

Des troupes aéroportées russes ont débarqué à Kharkiv (Est) dans la nuit de mardi à mercredi et ont "attaqué un hôpital" local, ont déclaré les forces armées ukrainiennes, faisant état de combats en cours dans la deuxième ville d'Ukraine.

Au moins quatre personnes ont été tuées et neuf autres blessées dans des bombardements russes ayant visé mercredi matin le siège des services de sécurité et une université de la ville, ont indiqué les secours ukrainiens.

Des frappes ont touché les sièges régionaux des forces de sécurité et de police, ainsi que l'université, selon les services d'urgence.

"Il ne reste plus de zone à Kharkiv où un obus d'artillerie n'a pas encore frappé", a affirmé Anton Guerachtchenko, conseiller du ministre de l'Intérieur ukrainien.

Kharkiv, ville de 1,4 million d'habitants proche de la frontière avec la Russie, avait déjà été bombardée mardi (dix morts et plus de 20 blessés selon les autorités locales).

- Prise de Kherson, Marioupol attaqué -

L'armée russe a affirmé mercredi matin avoir pris le "contrôle total" du port de Kherson (Sud), proche de la Crimée, cible ces dernières heures d''intenses bombardements.

Quelques minutes plus tôt, à 06H43 GMT, le maire de la ville, Igor Kolykhaïev, avait indiqué que la localité était toujours sous contrôle ukrainien.

L'armée russe s'est déjà emparé d'un autre port clé de l'Ukraine, au bord de la mer d'Azov, celui de Berdiansk, et attaque actuellement celui de Marioupoul (Sud-Est).

La Grèce a commencé à évacuer ses diplomates, journalistes et citoyens de Marioupol face à l'avancée des troupes russes, selon le ministère grec des Affaires étrangères.

- Zelensky en appelle aux Juifs -

Le président ukrainien, qui est lui-même juif, a accusé mercredi Moscou de chercher à "effacer" l'Ukraine et son histoire, appelant "les Juifs du monde" "à ne pas rester silencieux", au lendemain de frappes russes ayant visé la tour de télévision à Kiev, mitoyenne du site du massacre nazi de Babi Yar.

"Il est important que des millions de Juifs à travers le monde ne restent pas silencieux", a-t-il dit, "le nazisme est né dans le silence. Criez que des civils sont tués. Criez que des Ukrainiens sont assassinés", a-t-il lancé dans une vidéo.

- Poutine? Un "dictateur" pour Biden -

Joe Biden s'en est pris mardi soir avec force à Vladimir Poutine, un "dictateur", lors de son premier "discours sur l'état de l'Union" à Washington.

"Poutine est maintenant plus isolé que jamais du reste du monde", car dans la bataille contre "l'autocratie", "les démocraties sont au rendez-vous", a lancé le président américain.

"Nous sommes prêts, nous sommes unis", a-t-il martelé, appelant le Congrès à offrir une ovation debout en soutien "au peuple ukrainien" qui "n'a peur de rien".

Joe Biden a par ailleurs annoncé l'interdiction de l'espace aérien des Etats-Unis aux avions russes, une mesure déjà annoncée par l'Union européenne et le Canada.

- Le pétrole et le gaz flambent -

Le prix du baril de pétrole de WTI américain a atteint 110,30 dollars vers 08H30 GMT, un record depuis 2014, poussé par les craintes de voir les exportations russes interrompues. Le Brent de la mer du Nord s'envolait de 6,16% à 111,44 dollars le baril.

Le cours européen de référence du gaz naturel, le TTF néerlandais, s'est envolé à 194,715 euros le mégawattheure (MWh), un sommet historique.

- Sherbank quitte le marché européen -

Le groupe Sberbank, la principale banque de Russie, a annoncé se retirer du marché européen, après avoir été touché par des sanctions financières massives.

- Madrid envoie du matériel militaire -

L'Espagne a décidé d'envoyer du "matériel militaire offensif" à la "résistance ukrainienne", a affirmé mercredi le chef du gouvernement de gauche espagnol, Pedro Sanchez, lors d'une intervention devant la Chambre des députés.

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