Le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie

Publié le à Paris (AFP)

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- La Russie se dit prête à de nouveaux pourparlers -

Une délégation de négociateurs russes est prête à reprendre mercredi soir des pourparlers avec des représentants de Kiev, a indiqué le Kremlin, au septième jour de l'invasion lancée par Vladimir Poutine.

De son côté, Kiev a indiqué qu'aucune date n'avait été convenue, et accusé la Russie d'émettre des "ultimatums".

- Troupes aéroportées et bombardements à Kharkiv -

Des troupes aéroportées russes ont débarqué à Kharkiv (Est) dans la nuit de mardi à mercredi et ont "attaqué un hôpital" local, ont déclaré les forces armées ukrainiennes, faisant état de combats en cours dans la deuxième ville d'Ukraine.

Au moins quatre personnes ont été tuées et neuf autres blessées dans des bombardements ayant visé le siège des services de sécurité et une université de la ville.

La métropole de 1,4 million d'habitants avait déjà été bombardée mardi (dix morts et plus de 20 blessés selon les autorités locales).

- Prise de Kherson, Marioupol attaqué -

L'armée russe a affirmé mercredi matin avoir pris le "contrôle total" du port de Kherson (Sud), proche de la Crimée, cible ces dernières heures d''intenses bombardements.

Peu auparavant, son maire, Igor Kolykhaïev, assurait toutefois que la localité était toujours sous contrôle ukrainien.

L'armée russe s'est déjà emparée d'un autre port clé de l'Ukraine, au bord de la mer d'Azov, celui de Berdiansk, et attaque actuellement celui de Marioupoul (Sud-Est).

La Grèce a commencé à évacuer ses diplomates, journalistes et citoyens de Marioupol face à l'avancée des troupes russes, a indiqué Athènes.

- Babi Yar : Zelensky appelle les Juifs à protester -

Le président ukrainien a accusé Moscou de chercher à "effacer" l'Ukraine et son histoire, appelant "les Juifs du monde" "à ne pas rester silencieux", au lendemain de frappes russes ayant visé la tour de télévision à Kiev, mitoyenne du site du massacre nazi de Babi Yar.

"Le nazisme est né dans le silence. Criez que des civils sont tués. Criez que des Ukrainiens sont assassinés", a-t-il lancé dans une vidéo.

- Poutine, un "dictateur" pour Biden -

Joe Biden s'en est pris mardi soir avec force à Vladimir Poutine, un "dictateur", lors de son premier "discours sur l'état de l'Union" à Washington.

"Poutine est maintenant plus isolé que jamais du reste du monde", car dans la bataille contre "l'autocratie", "les démocraties sont au rendez-vous", a lancé le président américain.

Joe Biden a par ailleurs annoncé l'interdiction de l'espace aérien des Etats-Unis aux avions russes, une mesure déjà annoncée par l'Union européenne et le Canada.

- Boris Johnson accuse Moscou de "crime de guerre" -

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a accusé la Russie de s'être rendue coupable de "crime de guerre" en Ukraine en raison de "l'utilisation des munitions larguées sur des civils innocents".

Boris Johnson a également appelé les pays membres de l'ONU à condamner, lors du vote de l'Assemblée générale prévu mercredi, l'invasion russe de l'Ukraine et à "exiger que Poutine fasse rentrer ses tanks".

- Sept banques exclues de Swift -

L'Union européenne a confirmé que sept banques russes, dont la deuxième banque du pays VTB, seraient, à compter du 12 mars, exclues du système de messagerie Swift, rouage-clé de la finance internationale.

La mesure épargne cependant la première banque russe Sberbank - dont la filiale européenne a déposé le bilan mercredi - et Gazprombank, bras financier de Gazprom.

- Pétrole et gaz à de nouveaux records -

La flambée des cours de l'or noir est repartie de plus belle après la décision des pays exportateurs de l'Opep+, menés par l'Arabie saoudite et la Russie, de ne pas augmenter plus que prévu leur production.

Le prix du baril de pétrole de WTI américain cotait 110,67 dollars vers 13H15 GMT après avoir grimpé jusqu'à 111,50 dollars, un record depuis 2013. Le Brent de la mer du Nord s'envolait à 113,78 dollars, un plus haut depuis 2014.

Le cours européen de référence du gaz naturel, le TTF néerlandais, atteignait 168,77 euros le mégawhattheure (MWh), après avoir touché 194,715 euros, un sommet historique.

- Berlin débloque 1,5 milliard pour l'achat de gaz -

L'Allemagne qui importe actuellement de Russie plus de la moitié (55%) de son gaz, a annoncé le déblocage de 1,5 milliard d'euros pour acheter du gaz naturel liquéfié hors de ce pays.

- Près de 875.000 réfugiés -

Le nombre de réfugiés fuyant l'Ukraine pour les pays voisins a encore bondi pour atteindre presque 874.000 personnes au 1er mars, selon un recensement du Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés publié mercredi sur son site internet.

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