Le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie

Publié le à Paris (AFP)

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- Pourparlers avec cessez-le feu au menu -

Des pourparlers russo-ukrainiens commenceront jeudi matin dans un lieu déterminé "ensemble", a indiqué le négociateur russe Vladimir Medinski. Un cessez-le-feu sera au menu des discussions, selon Moscou.

Le site retenu pour les négociations est situé dans la région de Bialowieza, une localité polonaise proche de la frontière avec le Bélarus, a-t-il aussi dit.

- Près de 500 soldats russes morts -

Moscou a dévoilé mercredi son premier bilan de militaires russes tués dans cette offensive, annonçant la mort de 498 de ses soldats et 1.597 blessés.

- L'assemblée générale de l'ONU exige l'arrêt de la guerre -

L'Assemblée générale de l'ONU a adopté mercredi une résolution exigeant "que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l'Ukraine", lors d'un vote approuvé massivement par 141 pays, 5 s'y opposant, et 35 s'abstenant dont la Chine.

L'ambassadeur d'Ukraine à l'ONU, Sergiy Kyslytsya, avait auparavant dénoncé un "génocide" en cours dans son pays, perpétré par la Russie.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson avait accusé plus tôt dans la journée la Russie de "crime de guerre".

- Troupes aéroportées et bombardements à Kharkiv -

Des troupes aéroportées russes ont débarqué à Kharkiv (est) dans la nuit de mardi à mercredi et ont "attaqué un hôpital" local, ont déclaré les forces armées ukrainiennes, faisant état de combats en cours dans la deuxième ville d'Ukraine.

Au moins quatre personnes ont été tuées et neuf ont été blessées dans des bombardements visant le siège des services de sécurité et une université.

La métropole avait déjà été bombardée mardi (21 morts selon le gouverneur régional).

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'est dite "préoccupée" par les informations signalant des attaques contre des hôpitaux et des cibles sanitaires.

- Catastrophe humanitaire" à Kherson -

L'armée russe a affirmé mercredi matin avoir pris le "contrôle total" du port de Kherson (sud), proche de la Crimée, cible d''intenses bombardements.

Le maire de la ville, Igor Kolykhaïev, a évoqué une "catastrophe humanitaire".

L'armée russe s'est déjà emparée d'un autre port clé de l'Ukraine, au bord de la mer d'Azov, celui de Berdiansk, et attaque celui de Marioupoul (sud-est), dont la prise lui permettrait d'assurer une continuité territoriale entre ses forces venues de Crimée et celles venues des territoires séparatistes du Donbass plus au nord.

Des bombardements ont également frappé la ville de Jitomir, à 150 kilomètres à l'ouest de Kiev. Au moins trois personnes y ont été tuées, selon des habitants.

- Réunion de ministres de l'UE avec Blinken -

L'Union européenne organise vendredi une réunion extraordinaire de ses ministres des Affaires étrangères à Bruxelles avec leurs homologues américain, ukrainien, britannique et canadien.

- Babi Yar : Zelensky appelle les Juifs à protester -

Le président ukrainien a accusé Moscou de chercher à "effacer" l'Ukraine et son histoire, appelant "les Juifs du monde" "à ne pas rester silencieux", au lendemain de frappes russes ayant visé la tour de télévision à Kiev, mitoyenne du site du massacre nazi de Babi Yar.

- Sanctions -

L'Union européenne a confirmé que sept banques russes, dont la deuxième banque du pays VTB, seraient, à compter du 12 mars, exclues du système de messagerie Swift, rouage-clé de la finance internationale.

La mesure épargne cependant la première banque russe Sberbank - dont la filiale européenne a déposé le bilan mercredi - et Gazprombank, bras financier de Gazprom.

L'UE a également annoncé de nouvelles sanctions contre Minsk, en représailles de son aide à la Russie, ciblant désormais plus de 70% des exportations du Bélarus.

Après l'interdiction européenne, la diffusion télévisée du média russe RT France a cessé mercredi.

Le président américain Joe Biden a assuré mercredi que "rien n'était exclu" à une journaliste qui lui demandait si Washington comptait interdire les importations de pétrole russe.

- La Géorgie va demander à adhérérer à l'UE -

La Géorgie va "immédiatement" demander son adhésion à l'UE, a déclaré le parti au pouvoir dans ce pays ex-soviétique du Caucase qui entretient des relations délicates avec Moscou, après une demande similaire de l'Ukraine.

- Pétrole et gaz à de nouveaux records -

La flambée des cours de l'or noir est repartie de plus belle après la décision des pays exportateurs de l'Opep+, menés par l'Arabie saoudite et la Russie, de ne pas augmenter plus que prévu leur production.

Le baril de Brent, qui fait référence en Europe, grimpait de 5,21% à 110,46 dollars vers 17H25 GMT, après avoir frôlé les 114 dollars. Le WTI américain montait de 4,70% à 108,25 dollars, après avoir dépassé les 112 dollars pour la première fois depuis 2013.

Le cours européen de référence du gaz naturel prenait encore 43% après s'être envolé à près de 200 euros le mégawattheure, du jamais vu.

- Berlin débloque 1,5 milliard pour l'achat de gaz -

L'Allemagne qui importe de Russie plus de la moitié (55%) de son gaz, a annoncé débloquer 1,5 milliard d'euros pour acheter du gaz naturel liquéfié hors de ce pays.

- Près de 900.000 réfugiés -

Le nombre de réfugiés fuyant l'Ukraine pour les pays voisins a encore bondi pour atteindre près de 900.000 personnes depuis le 24 février, selon le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés.

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