Le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie

Publié le à Paris (AFP)

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions : le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- "Violents combats" dans le sud et le nord -

Les forces armées ukrainiennes "mènent de violents combats" contre les forces russes pour le contrôle des villes de Mykolaïev, dans le sud, et de Tcherniguiv, dans le nord, a indiqué l'état-major ukrainien dans un communiqué sur Facebook dimanche matin. Une opération militaire ukrainienne était également en cours dans la région de Donetsk (est).

"Les principaux efforts se concentrent sur la ville de Marioupol", port stratégique du sud-est du pays, a ajouté l'état-major.

- Marioupol en difficulté -

La situation est "très difficile" à Marioupol, soumise à "un blocus humanitaire" et à d'intenses bombardements, a affirmé le maire de Marioupol, port stratégique du sud-est du pays assiégé par les forces russes.

Selon lui, les bombardements des derniers jours ont fait des "milliers de blessés" et les forces russes empêchent l'arrivée d'aliments et de médicaments.

"La ville de Marioupol n'existe plus", a-t-il lancé.

L'évacuation des civils a été reportée en raison de multiples violations russes du cessez-le-feu, selon la mairie de Marioupol, tandis que Moscou accusait les "nationalistes" ukrainiens d'empêcher les civils de partir et de profiter de la trêve pour consolider leurs défenses.

La prise de cette ville de quelque 450.000 habitants, située sur la mer d'Azov, permettrait la jonction entre les forces russes en provenance de la Crimée annexée, qui ont déjà pris les ports clés de Berdiansk et de Kherson, et les troupes séparatistes et russes dans le Donbass.

- Menaces de Poutine -

Le président russe Vladimir Poutine a souligné samedi que la Russie considérerait comme cobelligérant tout pays tentant d'imposer une zone d'exclusion aérienne au-dessus de l'Ukraine, une revendication de Kiev que l'Otan a rejetée, et a affirmé que les sanctions imposées à son pays s'apparentaient "à une déclaration de guerre".

M. Poutine a également mis en garde contre une éventuelle perte par l'Ukraine de son "statut d'Etat" si les autorités ukrainiennes ne changent pas de politique.

"Les autorités actuelles (ukrainiennes, ndlr) doivent comprendre que si elles continuent de faire ce qu'elles font, elles mettent en question l'avenir du statut d'Etat ukrainien. Et si cela se passe, elles en seront entièrement responsables", a déclaré le maître du Kremlin.

"Ces sanctions qui sont mises en place, cela s’apparente à une déclaration de la guerre", a estimé Vladimir Poutine. "Mais Dieu merci, on n'en est pas encore arrivé là", a-t-il ajouté.

- Troisième session de négociations -

Un troisième round de pourparlers entre l'Ukraine et la Russie se déroulera lundi, a annoncé samedi un membre de la délégation ukrainienne, David Arakhamia.

Pékin a appelé de son côté à des négociations directes entre la Russie et l'Ukraine lors d'un entretien téléphonique samedi entre le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi et son homologue américain Antony Blinken, selon un communiqué officiel chinois.

- Zelensky s'est entretenu avec Biden -

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé dimanche sur Twitter s'être entretenu une nouvelle fois au téléphone avec son homologue américain Joe Biden pour discuter de "questions de sécurité", du "soutien financier pour l'Ukraine" et de "la poursuite des sanctions contre la Russie".

- Médiation israélienne -

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett a lancé samedi une médiation entre la Russie et l'Ukraine, avec des visites à Moscou puis Berlin et un entretien téléphonique avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Jusqu'à présent, il ne s'est pas joint au concert des condamnations internationales de l'invasion russe de l'Ukraine, en soulignant les liens solides qui unissent Israël à Moscou et Kiev.

Peu de détails ont filtré sur le contenu exact des discussions.

- Avancée des troupes russes -

Les forces russes se rapprochent de Kiev, rencontrant une tenace résistance et bombardant parfois des immeubles d'habitation, notamment à Tcherniguiv, à 150 km au nord de la capitale, où des dizaines de civils ont été tués ces derniers jours.

Le président ukrainien a annoncé samedi que les forces ukrainiennes avaient lancé une contre-attaque autour de Kharkiv (nord-est), la deuxième ville d'Ukraine (1,4 million d'habitants), théâtre de bombardements parmi les plus intenses depuis le début de la guerre.

L'armée russe continue de pilonner les alentours de Kiev, au nord-ouest et à l'est notamment.

- Après la Pologne, Blinken en Moldavie -

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken est arrivé samedi en Moldavie, submergé par une vague de réfugiés en provenance d'Ukraine et qui craint de tomber sous la menace Moscou.

Quelques heures avant son arrivée, M. Blinken a visité la frontière de l'Ukraine en Pologne, pays membre de l'UE et de l'OTAN, qui a accueilli 700.000 Ukrainiens fuyant la guerre. Blinken a déclaré aux Polonais que Washington souhaitait mobiliser 2,75 milliards de dollars pour aider à résoudre cette crise humanitaire.

- Visite franco-roumaine aux militaires de l'Otan -

La ministre française des Armées Florence Parly, ainsi que le président, le Premier ministre et le ministre des Armées roumains, rendront visite dimanche aux troupes de l'Otan déployées en Roumanie non loin de la frontière de l'Ukraine en guerre.

La France et la Belgique ont envoyé en urgence après l'attaque sur l'Ukraine lancée par la Russie près de 800 militaires sur la base de l'Otan Mihail Kogalniceanu, où stationnent déjà des militaires américains, près du port de Constanta.

- Visa, Mastercard et Paypal suspendent leurs services en Russie -

les géants américains des cartes bancaires Visa et Mastercard, qui ont annoncé samedi la suspension de leurs opérations en Russie. Les cartes Visa et Mastercard émises par les banques russes ne fonctionneront plus à l'étranger, et les cartes étrangères ne seront plus valables en Russie.

Le système de paiements PayPal a lui aussi suspendu ses services en Russie, selon une lettre de son président Dan Schulman rendue publique par le gouvernement ukrainien.

- Le Canada recommande de quitter la Russie -

Le Canada a appelé samedi ses ressortissants à éviter tout voyage en Russie et les Canadiens se trouvant en Russie à quitter le pays "en raison des impacts du conflit armé avec l'Ukraine".

"Si vous êtes en Russie, vous devriez partir pendant que des options commerciales sont toujours disponibles", ajoute-t-il.

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