Le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie

Publié le à Paris (AFP)

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- Les forces russes visent Dnipro -

L'armée russe a étendu vendredi son offensive à la grande ville de Dnipro, une cité industrielle sur le Dniepr, fleuve qui marque la séparation entre l'Est en partie prorusse et le reste du pays.

"Il y a eu trois frappes aériennes sur la ville, sur un jardin d'enfants, un immeuble d'habitations et une usine de chaussures (...) où un incendie s'est ensuite déclaré", ont raconté les services d'urgence ukrainiens.

La capitale ukrainienne ainsi que Marioupol, sur la mer d'Azov, Kryvy Rig, Kremenchug, Nikopol et Zaporijie sont les principales zones où se concentrent toujours les efforts des Russes, selon l'armée ukrainienne. Moscou cherche selon elle à éliminer les défenses ukrainiennes dans plusieurs localités à l'ouest et au nord de la capitale, Kiev, pour "bloquer" la ville.

- Marioupol risque "une tragédie inimaginable" -

Marioupol, un port stratégique du sud de l'Ukraine, encerclé et constamment bombardé par les Russes, est dans une situation "désespérée", selon un haut responsable de MSF, qui appelle à agir pour éviter "une tragédie inimaginable".

"Des centaines de milliers de personnes (...) sont littéralement assiégées", déclare Stephen Cornish, le patron de MSF Suisse et l'un des coordinateurs de l'action de l'ONG en Ukraine depuis le début de l'invasion russe le 24 février.

- Nouvelles sanctions -

Joe Biden a annoncé que les Etats-Unis et leurs alliés avaient décidé d'exclure la Russie du régime normal de réciprocité régissant le commerce mondial, ce qui ouvre la voie à l'imposition de sévères tarifs douaniers.

Le président américain veut aussi interdire les importations de vodka, diamants et produits de la mer russe.

Emmanuel Macron a prévenu, à l'issue du sommet de l'UE à Versailles, que les Européens étaient prêts à prendre des "sanctions massives" contre la Russie si la guerre se poursuivait.

- Eviter une "confrontation directe" Otan-Russie -

Le président des Etats-Unis Joe Biden s'est engagé vendredi à "éviter" une "confrontation directe entre l'Otan et la Russie", car elle provoquerait "la Troisième Guerre mondiale".

"Nous n'allons pas mener une guerre contre la Russie en Ukraine", a martelé le dirigeant américain depuis la Maison Blanche.

- Crainte sur des armes chimiques -

La Russie "paiera le prix fort si elle utilise des armes chimiques" en Ukraine, a prévenu Joe Biden, alors que les Occidentaux s'inquiètent d'une possible utilisation de telles armes par Moscou.

- La Suisse interdit son survol pour acheminer des armes -

La Suisse, fidèle à sa doctrine de neutralité militaire, a décidé d'interdire le survol de son territoire à tous ceux qui souhaitent apporter un soutien militaire aux belligérants en Ukraine, a annoncé le gouvernement.

Cette décision ne concerne pas le survol d'avions militaires des parties au conflit ou d'autres États à des fins humanitaires ou médicales, y compris le transport aérien de blessés.

- Des combattants syriens côté russe -

Le Kremlin autorise des ressortissants syriens à se porter volontaires pour combattre en Ukraine. Les volontaires sont "avant tout des ressortissants du Proche-Orient, des Syriens", a précisé le Kremlin.

"Il faut aller à leur rencontre et les aider à rejoindre la zone de combat", a dit Vladimir Poutine.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé l'utilisation à venir par la Russie "d'assassins syriens" pour "détruire" l'Ukraine.

- Craintes sur l'alimentation -

Les pays du G7 ont demandé à la communauté internationale d'éviter toute mesure limitant les exportations de denrées alimentaires pour ne pas aggraver l'actuelle hausse des prix sur ce marché déstabilisé par la guerre en Ukraine.

Le président français Emmanuel Macron a averti que l'Europe et l’Afrique "seront très profondément déstabilisées sur le plan alimentaire" dans les 12 à 18 mois à venir en raison de la guerre.

L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture a estimé que huit à 13 millions de personnes supplémentaires pourraient souffrir de sous-nutrition dans le monde si les exportations alimentaires de l'Ukraine et de la Russie étaient durablement empêchées.

- 2,5 millions de réfugiés -

Plus de 2,5 millions de personnes ont fui l'Ukraine depuis le début de l'invasion, dont plus de la moitié ont été accueillies en Pologne, et environ deux millions ont été déplacées en Ukraine même, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

- Russie: "contrôle strict" des entreprises étrangères -

Le parquet russe a ordonné un "contrôle strict" des entreprises étrangères qui ont suspendu leurs activités en représailles à l'intervention russe en Ukraine.

La Russie a annoncé avoir restreint l'accès au réseau social Instagram, qu'elle accuse de propager des appels à la violence contre les Russes en lien avec le conflit en Ukraine.

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