Le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie

Publié le à Paris (AFP)

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- Les Russes autour de Kiev -

Les troupes russes tentaient samedi d'encercler Kiev: présents dans les faubourgs de la capitale, ils cherchent à éliminer les défenses à l'ouest et au nord de la ville pour la "bloquer", selon l'état-major ukrainien. Kiev se prépare à une "défense acharnée", selon un conseiller du président Zelensky.

A Vasylkiv, au sud de Kiev, un terminal pétrolier est en feu après une frappe aérienne russe, selon les Ukrainiens.

Les médias locaux rapportaient samedi matin des sirènes d'avertissement anti-bombardement sur l'ensemble du pays, notamment Kiev, Dnipro, Kharkiv et Odessa. Près de cette dernière, la ville portuaire de Mykolaïv a été bombardée dans la nuit: des tirs ont touché un centre de soins pour le cancer vidé de ses occupants et un hôpital ophtalmologique abritant un nombre non précisé de patients.

- Situation "quasi désespéree" à Marioupol -

Après douze jours de siège, Marioupol, port stratégique, n'a ni eau, ni gaz, ni électricité, ni communications. Les gens se sont battus dernièrement pour de la nourriture: une situation "quasi désespérée", selon Médecins sans frontières.

Quelque 1.582 civils y ont été tués et enterrés dans des fosses communes, affirme le chef de la diplomatie ukrainienne.

- Mosquée bombardée à Marioupol: récits contradictoires -

Les Ukrainiens qui avaient annoncé qu'une mosquée de Marioupol abritant 80 civils avait été bombardée ont été contredits samedi par un responsable de cette institution.

"Les Russes bombardent la zone (...) qui se trouve à deux km de la mosquée et une bombe est tombée à une distance de 700 m de la mosquée", a-t-il dit sur une chaîne turque, affirmant que trente civils étaient à l'intérieur du bâtiment.

- Poutine dénonce des violations du droit humanitaire -

Vladimir Poutine a accusé samedi les forces ukrainiennes de "violations flagrantes" du droit humanitaire, lors d'un appel téléphonique avec son homologue français Emmanuel Macron et le chancelier allemand Olaf Scholz.

Le président russe a évoqué des "assassinats extrajudiciaires d'opposants", des "prises d'otages de civils" et leur "utilisation comme boucliers humains" ainsi que le déploiement d'armes lourdes dans des zones résidentielles, à proximité d'hôpitaux, d'écoles et de jardins d'enfants", a détaillé le Kremlin.

Depuis leur rencontre le 7 février au Kremlin, Emmanuel Macron a eu neuf entretiens téléphoniques, en comptant celui de jeudi dernier, avec Vladimir Poutine, selon l'Elysée.

- Des ingénieurs russes à la centrale nucléaire bombardée -

Des responsables du géant nucléaire russe Rosatom sont arrivés vendredi à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporojie, bombardée le 4 mars et occupée depuis par les Russes.

Ces ingénieurs doivent "évaluer le niveau de radiation" et "aider à réparer la centrale", a indiqué l'agence nucléaire ukrainienne Energoatom. Mais le refus du personnel ukrainien de collaborer avec les Russes serait aussi une raison de leur venue, selon l'agence.

- Maire enlevé: Zelensky demande l'aide de Macron et Scholz -

Le maire de Melitopol a été enlevé vendredi par des soldats russes qui occupent cette ville du sud, ont affirmé des responsables ukrainiens.

"Notre exigence est claire: il faut qu'il soit libéré immédiatement", a déclaré le président Zelensky. "J'ai déjà téléphoné au chancelier Olaf Scholz. J'ai parlé au président Emmanuel Macron (...), je parlerai à toutes les personnes nécessaires pour faire libérer nos gens".

- L'ISS menacée selon Moscou -

Les sanctions occidentales contre la Russie pourraient provoquer la chute de la Station spatiale internationale, a affirmé samedi le patron de l'agence spatiale russe Roscosmos.

Selon Dmitri Rogozine, le fonctionnement des vaisseaux russes ravitaillant l'ISS sera perturbé par les sanctions, affectant donc le segment russe de la station, qui sert notamment à corriger l'orbite de la structure orbitale. En conséquence, cela pourrait provoquer "+l'amerrissage+ ou +l'atterrissage+ de l'ISS pesant 500 tonnes".

- Berlin voudrait se passer du pétrole russe -

L'Allemagne envisage de pouvoir se passer du charbon russe d'ici l'automne et du pétrole russe quasiment d'ici la fin de l'année, a annoncé son ministre de l'Economie.

Actuellement, l'Allemagne importe un tiers de son pétrole et quelque 45% de son charbon de Russie, selon les statistiques allemandes.

- Nouvelles sanctions -

Les Etats-Unis et leurs alliés sont encore montés d'un cran dans l'escalade des sanctions contre Moscou, en ouvrant la voie à des tarifs douaniers punitifs et en asséchant les échanges avec le pays.

L'UE et le G7 se sont joints à Washington pour révoquer le statut dit de "nation la plus favorisée" dont bénéficie Moscou, qui facilite le libre-échange de biens et services. Et le président américain Joe Biden a annoncé l'interdiction d'importations de "secteurs phares de l'économie russe, notamment les produits de la mer, la vodka et les diamants".

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