Le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie

Publié le à Paris (AFP)

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- Fortes explosions à Kiev -

Plusieurs fortes explosions ont retenti à l'aube mercredi dans l'ouest de Kiev, suivies d'épaisses colonnes de fumées noire dans le ciel de la capitale, placée depuis mardi soir sous couvre-feu jusqu'à jeudi matin.

Aucun bilan ou précisions n'étaient donnés dans l'immédiat par les autorités locales, alors que la presse n'était pas autorisée à circuler dans la ville, sous tension, en raison du couvre-feu.

Mardi plusieurs frappes russes avaient touché des immeubles résidentiels, causant la mort d'au moins quatre personnes, selon le maire de Kiev, capitale encerclée par les forces russes et vidée d'au moins la moitié de ses 3,5 millions d'habitants.

- Frappes sur Zaporojie (Sud) -

Des frappes russes ont touché mercredi une gare de Zaporojie, ville du sud jusqu'alors épargnée par l'offensive russe et servant de refuge aux personnes qui fuient, via un couloir humanitaire, la cité assiégée de Marioupol.

La ville se situe également à proximité d'une centrale nucléaire bombardée le 4 mars et occupée depuis par les Russes.

Après une série d'échecs, faute de cessez-le-feu russo-ukrainien, les évacuations de Marioupol se sont cependant accélérées mardi. Selon la présidence ukrainienne, quelque 20.000 personnes ont pu quitter la cité portuaire à bord de 4.000 voitures.

- Aide supplémentaire des Etats-Unis -

Joe Biden va annoncer mercredi une assistance sécuritaire supplémentaire à l'Ukraine de 800 millions de dollars, a indiqué mardi soir un responsable de la Maison Blanche.

Le président américain doit faire cette annonce après une intervention de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky devant le Congrès des Etats-Unis, à 13H00 GMT.

Cela porte "le total annoncé au cours de la seule semaine passée à 1 milliard de dollars", a précisé ce responsable sous couvert de l'anonymat.

- Négociations et médiations -

La quatrième session de pourparlers entre délégations russes et ukrainiennes, entamée lundi, doit se poursuivre mercredi.

Des "contradictions profondes" persistent mais un "compromis" est encore possible, a estimé mardi soir un conseiller du président ukrainien, Mykhaïlo Podoliak.

Le président ukrainien a apporté mardi un peu d'espoir, jugeant que les positions étaient désormais "plus réalistes". Dans un geste fort de compromis, il a estimé mardi qu'il fallait "reconnaître" que l'Ukraine ne pourrait pas adhérer à l'Otan, ce que réclamait Moscou avant son invasion.

Les efforts de médiation de la Turquie, pays membre de l'Otan mais ayant refusé de s'associer aux sanctions contre Moscou, se poursuivent également. Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu est à Moscou, où il aura des entretiens mercredi, puis ira en Ukraine jeudi en vue d'obtenir un cessez-le-feu, selon Ankara.

- Varsovie demande une "mission de la paix" de l'Otan -

La Pologne demande une "mission de paix" de l'Otan, "protégée par les forces armées", pour aider l'Ukraine, a déclaré le vice-Premier ministre polonais Jaroslaw Kaczynski.

Les Premiers ministres polonais, tchèque et slovène ont rencontré mardi soir à Kiev le président ukrainien et son Premier ministre. Il s'agissait de la première visite de dirigeants étrangers dans la capitale ukrainienne depuis le début de l'attaque russe le 24 février.

- "Protéger les journalistes" demande Paris -

La France a rappelé mercredi "l'obligation" pour les belligérants en Ukraine de "protéger" les journalistes couvrant le conflit, après la mort de quatre d'entre eux - dont un Franco-Irlandais - depuis le 24 février.

- Risque d'un "choc" pour l'offre pétrolière (AIE) -

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) craint un "choc" sur l'offre pétrolière mondiale, en raison des sanctions contre la Russie, le pays le plus gros exportateur mondial de pétrole brut.

"La perspective de perturbations à grande échelle de la production russe menace de créer un choc mondial de l'offre pétrolière", écrit l'agence dans un rapport mensuel publié mercredi.

Face à ces pertes, "il y a peu de signes d'une augmentation de l'offre provenant du Moyen-Orient ou d'une réallocation significative des flux commerciaux", note l'AIE.

Si les États-Unis et le Royaume-Uni ont décidé un embargo sur le pétrole russe à la suite de l'invasion de l'Ukraine, le secteur de l'énergie est exclu des sanctions européennes notamment.

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